Spécialisé dans la recherche, le développement, la fabrication et la vente de roulements et de joints de transmission pour le secteur automobile, NTN Transmissions Europe (1 000 salariés, 200 M€ de CA 2023-2024), annonçait le 28 janvier dernier un plan de réorganisation. Face à une fabrication d’automobiles en Europe en forte baisse, les sites du groupe japonais sur le vieux continent, à Allonnes dans la Sarthe (plus de 600 personnes), Crézancy dans l’Aisne (une centaine de collaborateurs) et Sibiu (Roumanie) seraient en surcapacité de production d’au moins 25 %, "sans perspective de croissance", précise l’entreprise.
NTN Transmissions Europe a donc défini un plan de réorganisation, prévoyant la suppression de 158 emplois : 127 en Sarthe et 31 dans l’Aisne.
20 millions d’euros investis en Sarthe
Outre ces suppressions d’emplois annoncées, NTN Transmissions Europe va mettre en place un plan en 4 axes avec pour objectif de retrouver un équilibre financier d’ici deux ans. Il prévoit ainsi une réorganisation de la production entre les usines, la mise en place d’un plan commercial pour fidéliser les clients et élargir le portefeuille, le renforcement de la supply chain et une adaptation des effectifs.
Le groupe devrait injecter 20 millions d’euros en Sarthe pour moderniser son usine, afin de "conforter sa position d’usine mère en tant que centre d’expertise technique en Europe et, à terme, de la hisser au meilleur niveau en excellence opérationnelle, pour des produits à forte valeur ajoutée ".
Si le groupe envisage cet investissement conséquent, "l’insuffisance des résultats obtenus à ce jour l’amènerait à le conditionner à un retour impératif à l’équilibre d’ici 2027", précise l’entreprise.
Certaines productions délocalisées en Roumanie et en Asie
La mise en place du plan de réorganisation sera effective à partir de l’été prochain et les investissements devraient être engagés en Sarthe en 2026. Dans la nouvelle organisation industrielle, certaines références fabriquées actuellement à Allonnes seraient désormais produites en Roumanie.
L’unité de Crézancy dans l’Aisne, actuellement fournisseur du site d’Allonnes et de Sibiu en Roumanie, devrait se concentrer "principalement sur la forge de certains composants". "Le site de Crézancy serait confirmé comme forge de référence pour des composants à fort contenu technologique tout en dédiant des moyens de production à une diversification de son activité", complète NTN Transmissions Europe.
Ce qui permettrait d’adresser d’autres secteurs d’activité, tels que l’industrie ou le ferroviaire. Parallèlement, certaines fabrications, "les moins technologiques et peu compétitives", seraient arrêtées dans l’Aisne pour être transférées dans des unités de NTN en Asie.