Notre Dame des Landes : Le « oui, mais » de Bruno Retailleau

Notre Dame des Landes : Le « oui, mais » de Bruno Retailleau

Questionné sur sa position concernant le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, le président du conseil général de la Vendée et candidat à la présidence de la région en 2015, Bruno Retailleau a réitéré un soutien sous condition.

« La Vendée ne s’est jamais opposée à Notre Dames des Landes. Tout en ajoutant : en échange, nous souhaitons une meilleure capacité de franchissement de la Loire, des facilités de circulation en provenance de la Vendée, car on perd la proximité actuel de l’aéroport de Nantes Atlantique…. On s'éloigne de nos terres. » C'est ce qu'a indiqué Bruno Retailleau, sénateur et président (UMP) du conseil général de la Vendée, lors de la récente conférence de presse officialisant sa candidature à la présidence du conseil régional en 2015.

Aux questions des journalises, soulignant que les exigences vendéennes n'ont pas été satisfaites, l’élu a concédé que « ce nouveau franchissement de la Loire n’est pas une chose simple et rapide ». Soulignant que 90% de l’engorgement routier au niveau de Nantes est dû à un trafic pendulaire à l’intérieur de l’agglomération, il invite à prendre une série de mesures. « Il en va aussi de la réussite de l'aéroport qui doit favoriser les échanges, avoir une large zone de chalandise etc.», ajoute-t-il.

Risque d'enclavement de la Vendée

En 2013, le président du conseil général était même plus explicite « on veut bien être bons camarades à condition que l’aéroport ne se traduise pas par un nouvel enclavement de la Vendée »

« Ce projet a été pensé dans les années 70, comme une soucoupe volante qu’on place quelque part, sans interconnexion convenable avec la route ou le train, expliquait-il à l'époque. Je trouve que ça pose un autre problème : Nantes a toujours été Nanto-Nantaise. Et n’assume pas sa position de métropole régionale. Aujourd’hui, Notre-Dame-des-Landes n’est pas l’aéroport du grand Ouest, mais celui du nord de la Loire, il est hémiplégique.».

Sa candidature à la tête de la liste UMP aux prochaines élections régionales pourrait donner, aux requêtes vendéennes, un écho supplémentaire.