Sébastien Lecornu n’est plus Premier ministre
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Sébastien Lecornu n’est plus Premier ministre

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La France s’enfonce encore un peu plus dans la crise politique. Moins d’un mois après sa nomination, le Premier ministre Sébastien Lecornu vient de remettre sa démission à Emmanuel Macron.

Sébastien Lecornu vient de démissionner de Matignon — Photo : Patrice Normand

Il restera dans l’histoire comme le plus éphémère premier ministre de la Cinquième République. Nommé à Matignon le 9 septembre, Sébastien Lecornu n’est plus Premier ministre. Le Normand a remis, ce lundi 6 octobre, sa démission à Emmanuel Macron, qui l’a acceptée.

Un copier-coller du gouvernement Bayrou

Cette démission fait suite à l’annonce ce dimanche soir du gouvernement. Après 26 jours de réflexion, le gouvernement Lecornu n’était qu’un copier-coller de l’équipe de François Bayrou, avec douze ministres qui conservaient leur portefeuille (Élisabeth Borne, Manuel Valls, Gérald Darmanin, Bruno Retailleau, Catherine Vautrin, Rachida Dati…).

Ce gouvernement marquait plusieurs retours de personnalités ayant déjà été ministre depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron au pouvoir. Le plus emblématique étant le retour surprise de l’ancien ministre de l’Économie Bruno Lemaire, au centre de vives critiques sur son rôle dans la dérive du déficit public.

Seules trois personnes n’avaient jamais été ministre sous Macron : Naïma Moutchou, à la fonction publique, Mathieu Lefèvre, aux relations avec le Parlement, et Éric Woerth au Logement.

Bruno Retailleau critique les choix de Sébastien Lecornu

De vives réactions ont immédiatement suivi l’annonce du gouvernement Lecornu. Le député RN Jean-Philippe Tanguy a ainsi menacé le gouvernement à peine nommé de censure. Les critiques ont même émané de membres mêmes du gouvernement. "La composition du gouvernement ne reflète pas la rupture promise", a critiqué Bruno Retailleau. À peine reconduit place Beauvau, le ministre de l’Intérieur menaçait déjà ce dimanche de claquer la porte, annonçant la tenue ce lundi matin d’un comité stratégique des Républicains.
Le Premier ministre a finalement pris les devants en jetant l’éponge. La France s’enfonce un peu plus dans la crise politique. Le Rassemblement national demande désormais la dissolution de l’Assemblée Nationale. Jean-Luc Mélenchon réclame de son côté une mention de censure à l’égard d’Emmanuel Macron.

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