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Norske Skog Golbey abaisse ses émissions de dioxyde de carbone par tonne de papier produit
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Norske Skog Golbey abaisse ses émissions de dioxyde de carbone par tonne de papier produit

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Conscient de l’ampleur de son empreinte environnementale, le plus gros producteur de papier journal d’Europe de l’Ouest, le site Norske Skog de Golbey, dans les Vosges, s’est engagé à maîtriser son bilan carbone.

Les deux machines à papier de l’usine Norske Skog de Golbey sont capables de produire 600 000 tonnes par an — Photo : Jean-François Michel

L’industriel Norske Skog Golbey (CA 2020 : 188 M€ ; 350 salariés) vient de publier ses résultats environnementaux pour son usine vosgienne, installée à Golbey, près d’Épinal. L’analyse du bilan carbone montre que les émissions de CO2 par tonne de papier produit s’élèvent à "273 kg équivalent CO2", dévoile le groupe dans un communiqué. En 2021, ce chiffre s’élevait à 301 kg équivalent CO2 par tonne de papier produit. "Notre entreprise, certifiée ISO 14 001 depuis 2005, place sa performance environnementale au cœur de sa stratégie industrielle", affirme l’industriel qui revendique un "bilan carbone en baisse de 31 % depuis 2006".

Au cours de l’année 2021, l’usine de Norske Skog Golbey a produit 506 747 tonnes de papier, en utilisant 1 594 978 mégawattheures (MWh) d’énergie, dont 904 233 MWh d’énergie électrique, soit 57 % du total de l’énergie consommée. Autre source d’énergie nécessaire au process papetier, la vapeur utilisée par Norske Skog Golbey est tirée à 83 % de sources d’énergie renouvelables. Au final, sur l’ensemble de l’énergie consommée sur le site, "seuls 9 % de l’énergie thermique utilisée est d’origine fossile (gaz, matières impropres extraites des papiers recyclés, chutes d’étiquette)", souligne l’industriel, qui assure la production de sa propre vapeur grâce à la chaudière n°2, dans laquelle sont valorisés "des déchets non dangereux", comme des fenêtres en bois, des meubles ou encore des écorces et les boues de station d’épuration et de désencrage du site.

Plus de bois en 2023

Pour arriver à sortir plus de 500 000 tonnes de papier, l’industriel a dû récupérer 409 000 tonnes de vieux papiers, dont "99 % proviennent de France" et consommer près de 200 000 tonnes de bois dont 64 % de plaquettes de scierie et 36 % de rondins d’éclaircies. "Progressivement, notre approvisionnement en matières premières va évoluer, pour atteindre l’objectif, en 2023, de ne plus utiliser de bois pour fabriquer notre papier journal", précise l’industriel.

En 2021, l’activité de Norske Skog Golbey a généré 183 000 tonnes de déchets, soit "10 000 tonnes de moins qu’en 2019", précise le groupe, qui souligne que 94 % de ces déchets sont "constitués de boues de désencrage et de boues de station d’épuration, que nous valorisons thermiquement". Au cours de l’année 2020, l’activité de Norske Skog Golbey avait généré moins de 160 000 tonnes de déchets, pour une production totale de 445 000 tonnes de papier, du fait de la crise sanitaire.

Au niveau des rejets atmosphériques de l’usine, le groupe indique "qu’aucun impact imputable aux rejets atmosphériques du site n’a été mis en évidence à ce jour. Et tous les résultats sont conformes aux seuils sanitaires et aux arrêtés préfectoraux". Grosse consommatrice d’eau, l’usine de Golbey a prélevé 13,6 m3 par tonne produite et a rejeté 10,9 m3 par tonne produite. "Norske Skog Golbey prélève l’eau dans une gravière puis l’utilise et la recycle au maximum pendant la fabrication du papier. En 2021, 80 % des prélèvements d’eau ont été rendus à la rivière Moselle", précise la communication de l’usine.

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