Le Premier ministre Manuel Valls devrait faire une visite en Normandie en fin de semaine à l'occasion du vingtième anniversaire du Pont de Normandie. Il aurait accepté, à l'invitation du président de la région Haute-Normandie Nicolas Mayer-Rossignol (PS), de signer à cette occasion à Honfleur les CPER (contrats de projets Etat-Région) des deux régions Normandes ainsi que le CPIER (contrat de projet interrégional) de la vallée de la Seine dont la participation de l'Etat a été confirmée en décembre à hauteur de 310 millions d'euros sur les six ans qui viennent.
Déjà 365 millions d'euros pour le CPER
L'État avait en effet confirmé en fin d'année un engagement à hauteur de 310 millions d'euros, hors CPER, soit un peu plus de 50 millions d'euros supplémentaires par an sur six ans, la durée du contrat de plan. Au grand soulagement des élus : « les rapports c'est bien, mais nous voulions passer au sonnant et trébuchant ! », résumait alors Nicolas Mayer-Rossignol. « Nous sommes sortis de la théorie pour passer à la pratique », savoure l'élu qui pointe l'impact de cette décision sur les grands projets d'infrastructures qui n'attendaient que cela : la ligne Serqueux-Gisors à laquelle la région va d'ailleurs abonder à hauteur de 90 millions d'euros ; ou encore le port fluvial d'Alizay dans l'Eure à proximité du site de la papeterie DoubleA. Des engagements qui viennent s'ajouter, souligne le président de la Région, à ceux déjà pris dans le cadre du CPER auquel l'État devrait consacrer 365 millions d'euros.