Nautisme : 600 superyachts réparés par an
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Nautisme : 600 superyachts réparés par an

Filière Alors que la première convention d'affaires de la réparation et maintenance de superyachts a eu lieu à Marseille le mois dernier, zoom sur un pôle dynamique en Paca.

Pour Laurent Falaize, président du Prides* Riviera Yachting Network, co-organisateur, le mois dernier à Marseille, avec le Pôle Mer Paca, de la toute première convention d'affaires du secteur du refit et de la réparation-maintenance de superyachts, baptisée Syrren, ce marché nautique du luxe fait partie des relais de croissance importants dans le territoire. «Ce secteur a un fort potentiel, constate-t-il. C'est une activité non-délocalisable, basée sur du véritable sur-mesure, qui fait vivre toute une famille de sous-traitants historiquement implantée dans le territoire, notamment à Marseille et La Seyne-sur-Mer. N'oublions pas que 60% de la flotte mondiale, c'est-à-dire environ 3.000 yachts, navigue durant les périodes estivales le long de notre côte». Parmi eux, environ 600 subissent chaque année des réparations sur place.




Pôle leader mondial

Une demande captive qui a accompagné l'émergence et le maintien d'infrastructures et d'équipements dédiés à la réparation de grands yachts, à La Ciotat, Marseille et Saint-Mandrier. Ainsi, aujourd'hui, cette filière de niche, qui emploie environ 2.000 personnes dans la région, génère un chiffre d'affaires global compris entre 200 et 250M€. «Notre territoire est sans conteste le leader mondial en la matière, très loin devant l'Espagne et les États-Unis», estime Marc Ovanessian, président de la société International Technic Marine (350 emplois - CA: 23M€), basée à Marseille. De là à imaginer le retour d'une activité de construction navale dans la région, il n'y qu'un pas, que franchit Jean-Marc Copolla, vice-président du conseil régional Paca. L'élu estime qu'en la matière, «il n'y pas de fatalité» et qu'il n'est «pas interdit de porter des ambitions». Un espoir politique que nuancent les industriels, qui n'entrevoient qu'un seul avenir possible pour les superyachts dans la région. Celui de la réparation.




(* Pôle régional d'innovation et de développement économique solidaire)

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