Placée en liquidation judiciaire en novembre 2012,
l’imprimerie Jean-Lamour, à Maxéville, est en liquidation totale depuis le 8 janvier. Une triste fin pour une entreprise dont l’aventure a débuté en 1676 avec Berger-Levrault. Filiale du groupe Qualibris depuis 2008, l’imprimerie Jean-Lamour s’étend sur 7.000 m² et travaille pour la publicité et l’édition. On lui doit, notamment, les livres de la
Bibliothèque Verte et Rose,
les calendriers Johnny,
les bandes dessinées Rahan,
Les Pieds Nickelés ou
Boule et Bill. La décision de liquidation prononcée par le Tribunal de commerce de Nanterre, qui a rejeté l’offre de reprise de
Colin Frères Imprimeurs située également sur le site Saint-Jacques de Maxéville, met sur la touche 42 salariés. Pour ces derniers, le déclin de l’imprimerie a débuté en 2008 lors de son rachat par
Qualibris :
« Il s’agit d’un groupe de financiers qui n’ont que deux mots à la bouche : licenciement et profit ».
Reste qu’en 2011, l’entreprise qui présentait un CA de 8 M€, a rencontré de réelles difficultés suite à la fermeture de
Qualiobris, un façonneur également filiale de Qualibris. Depuis, il était fait appel à des sous-traitants qui proposaient des tarifs plus élevés. De plus, fin janvier 2012,
l’imprimerie Jean-Lamour perdait son principal client lors de la fermeture des Reliures Brun, le tout conjugué à une concurrence des pays à moindre coût salarial et des éditeurs qui délocalisent leurs productions.
« Nous estimons aussi que le projet industriel de Qualibris n’était pas viable, car il n’y avait pas d’investissements de programmés et les charges fixes étaient onéreuses, avec 400.000€ de frais par an pour le groupe et un loyer annuel de 300.000 €. »