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Dirigeant de l’Imprimerie Moderne et de Digit’Offset, Simon Gravier reprend Shareprint
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Dirigeant de l’Imprimerie Moderne et de Digit’Offset, Simon Gravier reprend Shareprint

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Nouveau propriétaire de l’imprimerie Shareprint à Maxéville, Simon Gravier maîtrise désormais trois structures pesant un total de plus de 14 millions d’euros d’activité et près de 80 salariés.

Simon Gravier a bouclé la reprise de Shareprint cet été — Photo : Digit'Offset

Un bâtiment pour deux entreprises. Le 15 octobre, l’équipe de l’Imprimerie Moderne a achevé le déménagement de ses outils de travail, depuis Pont-à-Mousson, en Meurthe-et-Moselle, dans les 7 500 m2 de Shareprint, à Maxéville, situé à une trentaine de kilomètres. "Les deux structures existent toujours sous les noms Imprimerie Moderne et Shareprint, il n’y a pas de fusion juridique. Sous le même toit, nous abritons donc deux cultures différentes, avec des clients différents et un parc machine différent", résume Simon Gravier.

Un parc machine qui permet d’adresser des marchés différents

Propriétaire des imprimeries Digit’Offset (CA : 5,8 M€ ; 30 salariés) à Bouxière-sous-Froidmont, en Meurthe-et-Moselle et de l’Imprimerie Moderne (CA : 4,7 M€ ; 28 salariés), le dirigeant lorrain est depuis le 31 juillet le nouveau propriétaire de Shareprint, imprimerie installée à Maxéville, en périphérie de Nancy. La société était jusqu’alors la propriété des frères Colin, Philippe et Gilles. Âgé de 70 ans, Philippe Colon doit partir à la retraite à la fin de l’année, et son frère, Gilles Colin, âgé de 59 ans, n’a pas souhaité reprendre ses parts. Avec une trentaine de salariés, Shareprint réalise 3,8 millions d’euros de chiffre d’affaires grâce à un parc machine comprenant des presses capables d’imprimer des plastiques et des emballages, ouvrant à Simon Gravier les portes des marchés du packaging. "L’objectif est d’avoir des outils différents, de pouvoir répondre aux attentes et aux besoins du client à grâce à notre parc machine qui est assez diversifié", souligne Simon Gravier.

Dans les 5 à 10 ans, un seul imprimeur à l’échelle de la Lorraine

Entré en 2015 chez Digit’Offset, entreprise alors dirigée par son père Alain Gravier, Simon Gravier contrôle désormais trois imprimeries, pesant un total de plus de 14 millions d’euros de chiffre d’affaires, pour près de 80 salariés. "La grande tendance qui se dessine, c’est qu’il y aura un gros imprimeur par région dans un horizon de 5 à 10 ans", anticipe Simon Gravier. À l’échelle des quatre anciens départements lorrains, le dirigeant endosse donc le costume de consolidateur du marché. "Notre stratégie est d’exister dans un métier de plus en plus concurrentiel, où il y a de moins en moins d’imprimeurs. Les parts du gâteau sont redistribuées et il faut donc être dynamique commercialement, dynamique en termes de possibilités d’investissements et de croissance externe", décrit Simon Gravier. Ancien du monde de la finance, Simon Gravier a dû "rassurer ses partenaires bancaires" en prouvant la "solidité de sa gestion" ainsi que le "niveau des fonds propres" de ses sociétés pour décrocher les financements nécessaires afin de boucler l’opération de croissance externe. "Nous faisons partie des métiers compliqués en termes de suivi bancaire, nous sommes des moutons noirs, du fait notamment du travail de nuit", regrette le dirigeant.

Un bâtiment vétuste qu’il fallait quitter

Propriétaire depuis 10 ans de l’Imprimerie Moderne, Simon Gravier travaillait sur la possibilité de construire un nouveau bâtiment sur la zone d’activités de Bouxières-sous-Froidmont, à côté de Digit’Offset, pour abriter sa société mussipontaine, quand s’est présentée l’opportunité de reprendre Shareprint. "Nous étions locataire à Pont-à-Mousson, le bâtiment était vétuste, une vraie passoire thermique", décrit le dirigeant. "Mais le projet de construction a pris du plomb dans l’aile et j’ai opté pour la croissance externe." Chez Shareprint à Maxéville, Simon Gravier dispose désormais de l’ancien bâtiment de l’Imprimerie Jean-Lamour, fermée en 2012, un bâtiment suffisamment vaste pour accueillir toutes les machines des deux entités. "Dans l’immédiat, c’est beaucoup d’énergie et de dépenses, mais c’est pour être plus puissant et plus fonctionnel dans peu de temps. D’ici au début d’année 2026, nous serons sur les rails".

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