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Les défaillances d'entreprises évoluent de façon critique dans cinq régions au troisième trimestre
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Les défaillances d'entreprises évoluent de façon critique dans cinq régions au troisième trimestre

Avec plus de 14 300 défaillances d'entreprises au troisième trimestre 2025, les ouvertures de procédures collectives atteignent un record pour une période estivale, révèle le groupe Altares. La situation se dégrade fortement dans cinq régions.

L'année 2024 marque un record de procédures de défaillances des entreprises françaises — Photo : Olivier Le Moal - stock.adobe.com

L'accalmie attendue au troisième trimestre ne s'est pas produite. Les défaillances d'entreprises sont encore en hausse sur la période avec 14 371 procédures, soit + 5 % par rapport à la même période de 2024. C'est même "un record pour une période estivale, avec un mois de septembre particulièrement difficile", révèle le groupe Altares. Le mois de la rentrée concentre 6 800 sauvegardes, redressements et liquidations judiciaires, un volume qui n'avait pas été observé la crise de 2009.

Le Centre-Val de Loire en forte dégradation

La Bretagne, la Provence-Alpes-Côte d'Azur et le Grand Est sont les trois seules régions qui parviennent à diminuer le nombre de défaillances. La situation est cependant inégale dans ces territoires. L'amélioration dans le Grand Est est portée par le Bas-Rhin, la Meurthe-et-Moselle et le Haut-Rhin tandis que la Meuse et les Vosges dérapent.

À l'inverse, cinq régions connaissent une forte dégradation dont le Centre-Val-de-Loire, les Pays de la Loire, l'Auvergne-Rhône-Alpes, la Nouvelle-Aquitaine et la Corse. Dans les Pays de la Loire, tous les départements décrochent à l'exception du Maine-et-Loire.

La construction, le commerce et les transports stagnent

Bonne nouvelle pour les secteurs de la construction, du commerce et des transports. Ils résistent et accusent une hausse limitée des défaillances de l'ordre de 1 à 2 %.

L'industrie est marquée par une forte augmentation des défauts portée par le dérapage de la manufacture (+ 17 %). La tension est marquée dans le textile et l'habillement (+ 11 %) et le bois et les matériaux de construction

Un espoir sur la fin d'année

Pour compenser ce trimestre, la fin d'année concentre tous les espoirs. "Si la consommation des ménages reste atone, elle ne s'effondre pas. Les Français privilégient l'épargne, mais la période des fêtes pourrait offrir un répit salutaire aux petites entreprises, les plus exposées aux risques de défaillance. Ce dernier trimestre pourrait alors, à défaut d'inverser la tendance, enrayer l'hémorragie et ouvrir la voie vers l'amélioration attendue pour 2026", commente Thierry Millon, directeur des études Altares dans un communiqué.

Quelques améliorations sont déjà remarquées comme la part des liquidations judiciaires, en baisse, ou encore une détente de la situation pour les PME de plus de 20 salariés.

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