Octobre représente la haute saison pour le rosiériste Meilland-Richardier: 50% de son chiffre d'affaires se réalise ce mois-ci, même s'il enregistre également de fortes ventes en février-mars. Le premier producteur français de roses, basé à Diémoz, près de Vienne, (avec 1,3million de rosiers produits annuellement, il détient 15% du marché français) cherche donc à lisser son activité sur l'année.
De juin à septembre
Il a investi 150.000€ dans une nouvelle serre qui doit permettre de vendre des rosiers en pot toute l'année. «La vente en pots représente 10% de nos ventes, de septembre à fin juin. Nous voulons développer notre marché de juin à septembre pour lisser l'activité sur l'année, sans que ce soit au détriment des ventes de racines nues. Cela demande des investissements massifs dans les dix ans à venir, avec une mutation de l'entreprise car la production devient moins pénible mais plus technique. Nous visons une progression annuelle du chiffre d'affaires de 5 à 10% sur les cinq à dix ans à venir,» avance Guy Devillard, DG de Meilland-Richardier. Cet investissement découle notamment du diagnostic effectué dans le cadre du programme "Performance PME" de la CCI. «Pour maintenir notre compétitivité et augmenter notre rentabilité, nous avons aussi investi dans un nouveau système informatique, refondu notre site internet et notre référencement pour les particuliers. Depuis trois ans, la vente par correspondance connaît une croissance à deux chiffres. Et le renforcement de notre présence commerciale auprès des professionnels nous a permis une progression de 10% en 2011 sur ce créneau.» Si 45% de ses ventes sont réalisées auprès des particuliers par correspondance, son premier marché reste celui des professionnels. Et l'export représente 15% de son chiffre d'affaires, notamment vers l'Allemagne, l'Italie et la Russie; avec de belles perspectives de développement en l'Europe de l'Est.
Fleurs bio
L'innovation est une autre constante de cette entreprise, avec cinq nouvelles variétés chaque année. Ainsi, Meilland-Richardier sort cet automne une nouvelle gamme certifiée bio. «Cette certification est la preuve que l'on peut produire sans traitement, affirme Guy Devillard. C'est un challenge et un aboutissement techniques qui nous permettent de nous positionner sur un marché de niche pour une clientèle qui recherche une fleur sans traitement ».
Meilland-Richardier
(Diémoz) DG: Guy Devillard 90 personnes CA 2011: 11,5M€ (CA groupe: 21M€) 04 78 34 00 34 www.meillandrichardier. com