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Promesse de Fleurs structure son capital pour devenir leader européen des jardineries en ligne
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Promesse de Fleurs structure son capital pour devenir leader européen des jardineries en ligne

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Après avoir conquis le marché français, la jardinerie en ligne Promesse de Fleurs vise désormais l’Europe. La holding Colibri, qui structure ses activités, vient de finaliser une augmentation de capital pour accompagner ce changement d’échelle et installer durablement la PME nordiste dans une trajectoire de croissance.

Pascal Griot, dirigeant de la jardinerie Promesse de Fleurs — Photo : Carine Mandère

De leader français à champion européen : telle est l’ambition affichée par Pascal Griot, dirigeant de la jardinerie en ligne Promesse de Fleurs. Pour y parvenir, la holding Colibri, qui chapeaute l’ensemble de ses activités, vient de finaliser une augmentation de capital. Le montant de l’opération n’a pas été dévoilé. Elle prépare la PME de 95 salariés à changer d’échelle et à s’imposer, dans les dix ans, sur le marché européen.

"Il y a dix ans, je suscitais des rires quand je disais que nous deviendrions leader en France. Aujourd’hui, nous le sommes et notre horizon, c’est l’Europe", assume le dirigeant. Avec 17,5 millions d’euros de chiffre d’affaires consolidé et une croissance de 17 % en 2025, le groupe nordiste entend maintenir un rythme moyen de progression de 20 % par an ces prochaines années.

Vers une gouvernance d’ETI

L’augmentation de capital répond d’abord à un besoin de solidité financière et à la sortie d’actionnaires minoritaires historiques, entrés il y a 12 ans dans un tour de table mêlant love money et business angels. Mais l’enjeu dépasse le simple tour de table. "Nous allons passer du statut de PME à celui d’ETI. Cela suppose une gouvernance adaptée : un board structuré, un reporting renforcé, des décisions davantage challengées."

Pascal Griot, toujours majoritaire, voit dans cette évolution un préalable à toute ambition continentale. Dans le même esprit, un actionnariat managérial est en cours de constitution, afin d’impliquer durablement les cadres clés dans le projet.

L’international déjà éprouvé

Après l’ouverture de sept pays depuis 2024 (Italie, Espagne, Allemagne…), six autres destinations doivent être lancées cette année, en commençant par le Portugal. Les marchés étrangers pèsent déjà 10 % du chiffre d’affaires. Le modèle repose sur une logistique centralisée dans les Hauts-de-France et une optimisation technologique, notamment via l’intelligence artificielle pour la traduction et le service client.

Après d’être imposée en France, la jardinerie en ligne Promesse de Fleurs vise désormais le leadership européen — Photo : ESL, le JDE

"Nous ouvrons des pays avec des coûts maîtrisés et nous veillons à ce qu’ils soient rentables rapidement", souligne le dirigeant. Une stratégie prudente face à un marché européen du jardin en recul depuis trois ans.

La largeur de gamme – jusqu’à 25 000 références végétales – constitue l’avantage compétitif clé. Cette profondeur d’offre est une porte d’entrée pour les clients, permettant à Promesse de Fleurs d’apparaître en tête des recherches sur le web, sans dépendre de la publicité payante.

Des acquisitions en vue

Pour poursuivre son développement, Colibri va activer plusieurs leviers : la poursuite de la croissance organique en France, le développement de ses autres marques et des acquisitions ciblées, y compris à l’international. Outre Promesse de Fleurs, qui demeure le navire amiral (70 à 75 % de l’activité), le groupe structure un portefeuille multimarques. La plateforme e-commerce Jardin du Pic Vert, la maison de rosiers Meilland Richardier ou encore la pépinière Ombelle élargissent le spectre, du retail en ligne à la production horticole. Historiquement, 20 % de la croissance du groupe provient de rachats ; une proportion appelée à se maintenir.

Face aux fermetures régulières de pépinières, le groupe Colibri (Promesse de Fleurs) muscle ses activités de production horticole — Photo : Promesse de Fleurs

La montée en puissance sur la production constitue un axe stratégique fort, tant pour sécuriser les approvisionnements dans un contexte de crise horticole, avec des fermetures régulières de pépinières, que pour garantir la qualité et les engagements RSE.

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