À Hénin-Beaumont. Méca Stamp n'a pas dit son dernier mot. Placée en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce d'Arras, cette forge devrait connaître un nouvel élan. Elle emploie 137 salariés et appartient à l'actionnaire indien Blue Stamping and Forging qui souhaite récupérer ses fonds. Fin 2010, l'entreprise réalisait un peu moins de 18M€ de CA et affichait une perte de plus d'un million d'euros en résultat net. 2,2M€ nécessaires pour se moderniser Pascal Thavaux, actuel directeur du site est le seul à porter un projet de reprise portant sur une relocalisation. Le dirigeant a obtenu un délai supplémentaire pour présenter son plan de financement auprès du tribunal de commerce. Le feu vert pour la reprise devrait intervenir prochainement suite à la décision du tribunal de commerce d'Arras. Les 300.000euros d'avance remboursable prêtés par la Région permettent de sauver ce site. Les besoins de financement hors relocalisation sont de 3,5M€. 500.000euros d'apports en numéraire de Pascal Thavaux constituent le capital de la société. 2,2M€ permettront d'investir dans la robotisation et l'automatisation du matériel. Le financement se ferait par crédit-bail mobilier avec une garantie de la Région. 500.000euros seront constitués par le prêt du Fonds National de Revitalisation des Territoires (FNRT), complétés par les 300.000euros prêtés par le conseil régional sous forme d'avance remboursable. Les clients de Méca Stamp sont de grandes firmes du TP comme Caterpillar et Poclain ou du ferroviaire. D'autres commandes arrivent également du secteur agricole et de la mécanique. L'export est dans la nature de la fonderie. En 2011, le site réalise 70% de ses ventes sur les marchés étrangers. Si Méca Stamp est dans le cercle quasi très fermé des forges de France, elle n'est pas la dernière du genre comme l'a indiqué le conseil régional. Il oublie celle de Fresnes-sur-Escaut dans le Nord ou bien encore les Aciéries de Ploërmel, dans le Morbihan.
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