Magasins d'usine : Une opportunité pour les industriels locaux ?

Magasins d'usine : Une opportunité pour les industriels locaux ?

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Nous voulons réduirela vente aux soldeurs»
Sandrine Molinéri,
directrice marketing de la société Hom (Marseille). «Au sein de la société Hom, nous n'avons qu'un seul magasin d'usine, situé au pied de notre siège social. Il a ouvert ses portes en octobre2009. Sur 150m², nous y proposons les invendus de la saison précédente. Une telle boutique offre la possibilité de mieux gérer nos fins de série. Le but est de réduire, voir d'arrêter, les ventes aux soldeurs. Notre dernière vente à un soldeur remonte ainsi à juillet2010. Nous proposons des tarifs avec des remises de -30 à -50%. Ce sont des montants tout à fait acceptés par les détaillants qui ont le même taux de remise lors des soldes. Ils comprennent notre démarche car nous ne souhaitons pas développer ce concept et encore moins nous implanter au sein de villages de marques. La boutique d'usine nous permet aussi de faire découvrir nos produits à de nouveaux consommateurs. En 2011, nous prévoyons une croissance des ventes de la boutique de près de 20% par rapport à 2010. La communication sur la boutique, qui n'est pas située dans un site commerçant et visible de Marseille, se fait principalement par le bouche-à-oreille».


«10% de notre chiffre d'affaires
»
Jean-Brice Garella,
P-dg du groupe Garella
(Gardanne). «Nous sommes présents au sein de quatre villages de marques (Romans, Troyes, Marne-la-Vallée et Vélizy) et nous possédons trois boutiques d'usine "indépendantes", à Brignoles, à Plan-de-Campagne et au siège de l'entreprise. Nous avons commencé à Gardanne il y a vingt ans, et depuis, le concept est devenu un circuit de distribution à part entière. Les villages de marques ne constituent pas un frein au dynamisme. C'est un shopping différent. À Paris, nous avons des clientes différentes pour nos boutiques de centre-ville et pour nos implantations en village de marques. Plus nous ouvrons de boutiques, plus nous avons des invendus. Il y a une logique à la multiplication des magasins d'usines. En même temps, nous servons mieux nos clients détaillants, en terme de réassort, car nous savons que nous avons un réseau pour nos invendus. L'ouverture d'un village de marques crée toujours la polémique. Au final, les choses rentrent dans l'ordre. D'autant que ce type d'implantation est générateur d'emplois et crée du trafic pour les centres-villes. Les boutiques d'usine représentent 10% de notre CA».

ILS TEMOIGNENT