Dix sept ans après le début de la procédure, la Cour supérieure du Québec a condamné trois fabricants de cigarettes à verser 11 milliards d'euros de dommages et intérêts à près de 100.000 fumeurs et anciens fumeurs. Le tribunal avait été saisi en 1998 par deux recours collectifs.
Les cigarettiers en question - Imperial Tobacco Canada, filiale de British American Tobacco , JTI-Macdonald, filiale de Japan Tobacco, et Rothmans, Benson & Hedges, filiale de Philip Morris - étaient accusés d'avoir volontairement sélectionné les parties du tabac les plus riches en nicotine pour favoriser l'addiction et dissimuler les effets nocifs de leurs produits.
Une victoire de la santé et de la French Tech Lyonnaise
Cette condamnation n'aurait sans doute jamais eu lieu sans Kentika (523.100 € de CA en 2013). Spécialisée dans les technologies de l'information, cette PME lyonnaise a fournit la plateforme de gestion des documents (GED) qui a donné les armes au cabinet Lauzon Bélanger Lespérance Avocats de Montréal pour remporter le procès.
En effet, grâce à un partenariat avec la société informatique canadienne Visard, Kentika a mis au point une GED qui a permis de traiter pas moins de 25 millions de documents donnés aux avocats par les entreprises.
"Il s'agit d'une base de données permettant d'archiver ces millions de pages de documents, d'y faire des recherches plein texte, de les annoter et de les partager en réseau et avec le grand public. Ce fut un instrument inestimable pour nous", explique Maître Bélanger du cabinet Lauzon Bélanger Lespérance Avocats.
Véritable victoire pour la santé, cette décision de justice est aussi une formidable victoire pour une PME issue de la French Tech Lyonnaise.
PME lyonnaise spécialisée dans les technologies de l'information, Kentika a joué un rôle déterminant dans le procès contre les cigarettiers québécois.