Malgré un dossier consacré au Stade toulousain (cf. page 3), c'est de football dont il est question ici. Plus précisément de Luzenac et de ce qu'il est convenu d'appeler « le feuilleton », voire « l'affaire ». Cette visibilité dans les médias, y compris à l'étranger, la commune ariégeoise de 650 habitants s'en serait bien passée. Car la joie du 18 avril aura été de courte durée. Ce jour-là victorieux face à Boulogne, son club de National accédait enfin au championnat de Ligue 2. Mais, depuis, une tout autre logique est venue se substituer à celle du sport sur le terrain. Celle du sport dans les bureaux. En particulier de la Ligue de football professionnel (LFP) qui, le 27 août, refusait une nouvelle fois à Luzenac son accession, au prétexte qu'il ne disposait toujours pas, « quatre journées après le début du championnat de Ligue 2, d'un stade conforme aux dispositions réglementaires ». N'est-ce pas pour cela qu'il existe des dérogations ? Les exemples de clubs qui en ont bénéficié ne manquent pas. Il y a un an, le SC Bastia voyait d'ailleurs son stade (reconstruit après le drame de Furiani) classé niveau 1, donc à même d'accueillir des matchs de L1 et L2 : il y jouait par dérogation depuis un an... Dans son livre « Le foot mérite mieux que ça », Frédéric Thiriez, le président de la LFP, affirmait à ce sujet que « le rôle de la Ligue consiste aussi et surtout peut-être à aider les clubs corses dans leurs efforts pour se mettre à niveau. » Deux poids, deux mesures ? @email - @AlineGandy
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