Lorraine : Vers un opérateur ferroviaire de proximité privé ?

Lorraine : Vers un opérateur ferroviaire de proximité privé ?

Commandée par
l'Observatoire régional des transports et de la logistique en Lorraine (ORT2L), une étude réalisée par le cabinet parisien Samarcande montre que l'implantation d'un opérateur ferroviaire de proximité (OFP) en Lorraine constitue une « prise de risque », malgré un potentiel « avéré ». Un groupe informel de réflexion, dans lequel sont impliqués de manière très discrète quelques chargeurs et transporteurs régionaux motivés par la perspective de reports de trafic marchandise vers le fer, cherche depuis quelques années la bonne formule pour mettre sur pied un OFP lorrain.




L'étude réalisée par le cabinet Samarcande montre que le potentiel de report de la route vers le fer est d'environ 1,2 million de tonnes, dont 300.000 tonnes qualifiées de « diffus de type wagon isolé ». C'est ce dernier chiffre qui intéresse particulièrement les partisans d'un OFP lorrain : Il s'agit pour ce type de report d'aller chercher les wagons isolés chargés par les entreprises lorraines pour les rassembler dans un « point de consolidation ». La région possède déjà deux « hub » ferroviaires capable de répondre à ce besoin : Woippy en Moselle et Lérouville dans la Meuse. La mise sur pied d'un OFP est aussi dépendante d'une offre de desserte locale à l'autre bout de la ligne : Dans le cas contraire, les marchandises finiront le trajet par camion.



Du côté de l'ORT2L, on estime que ces résultats sont encourageants : Pour autant, l'Observatoire ne peut pas se permettre d'aller plus loin. Il appartient désormais aux acteurs privés de juger de la faisabilité économique du projet. Dans un communiqué non signé, le groupe de réflexion, dont fait partie la société Eurorail à Golbey, affirme que la « concrétisation des flux identifiés par Samarcande s'avère plus délicate qu'annoncée». Reste qu'avec l'augmentation des taxes et du coût du carburant, le fer va changer de statut et devenir plus qu'une alternative.