Rebaptisée Aerolia tout en demeurant dans le giron d’EADS, l’ancien site Airbus de Saint-Nazaire (864 millions d’euros de chiffre d’affaires, 3.350 salariés) passe aujourd’hui à l’offensive. Après avoir injecté 160millions d’euros dans les composites sur son site de Méaulte (Somme) en 2009, créé une usine en Tunisie (2010) et un bureau d’études au Canada (2011), Aerolia prépare à Saint-Nazaire un plan d’investissement de cent millions d’euros sur cinq ans, à raison d’une vingtaine de millions d’euros par exercice. Le nouveau schéma directeur industriel réorganise en effet en profondeur l’activité de l’usine nazairienne spécialisée dans la fabrication de pièces métalliques et de tuyauteries. La moitié de ses 710 salariés et de ses 100.000m² de surfaces couvertes vont être concernés par la nouvelle stratégie du groupe.
Création d'une soixantaine d'emplois
Celle-ci amène Aerolia à se recentrer sur plusieurs activités. En premier lieu, sur la fabrication de pièces en aluminium (ou de ses dérivés) de grandes dimensions. Par rapport aux petites pièces métalliques, «elles sont moins soumises à la concurrence internationale, car elles nécessitent plus de compétences et l’impact sur le plan logistique est plus fort», explique Arnaud Mayer, directeur de l’usine nazairienne d’Aerolia. L’activité petite tôlerie sera, elle, externalisée aux deux tiers auprès d’entreprises régionales et de partenaires situés en Tunisie. Ce programme d’investissement va s’accompagner de la création d’une soixantaine d’emplois à Saint-Nazaire d’ici à la fin de l’année.





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