Lisea, entreprise concessionnaire de la LGV Sud Europe Atlantique (Tours-Bordeaux), a bouclé le montage financier de son centre de maintenance prévu à Marcheprime (Gironde). Et dévoilé enfin son coût précisément : 266 millions d’euros.
Le site, premier centre ferroviaire privé de France dont la construction a débuté mi-juillet 2025, accueillera les futurs opérateurs issus de l’ouverture à la concurrence du rail français. "Ce closing constitue l’ultime étape de la mise en place du financement du projet", commente l’entreprise, et sécurise "une infrastructure industrielle essentielle au développement du marché ferroviaire français", ajoute Lionel Epely, président de Lisea. "Ce closing illustre aussi une innovation financière : un financement de projet à long terme, sur fonds privés, vert, au service d’un ferroviaire plus ouvert, plus performant et plus durable", complète-t-il. Ce financement a été labellisé Green Loan, un des tout premiers dans l’industrie ferroviaire.
Fonds propres et dette
Le projet est financé à hauteur de 131 millions d’euros en fonds propres (100 M€ Lisea, 13,04 M€ Vinci Concessions, 13 M€ Meridiam, 4,96 M€ la Banque des Territoires) et par 135 millions d’euros de dette à long terme (25 ans) : 56,5 M€ de la Banque des Territoires, 40 M€ du Crédit Agricole, 23 M€ de la Caisse d’Épargne Aquitaine Poitou-Charentes, 15,5 M€ de la Caisse d’Épargne Bretagne Pays de la Loire.
Le site de maintenance et de remisage est conçu pour renforcer les capacités d’exploitation ferroviaire sur l’axe Atlantique : maintenance, remisage, préparation et disponibilité des rames de train au quotidien. Le site, qui sera mis en service fin 2027 et comprendra 28 000 m² de bâtiments sur un terrain de 14 hectares, pourra accueillir une vingtaine de rames à grande vitesse, mais aussi des matériels roulants dédiés aux TER ou TET. Le premier client, la start-up parisienne Velvet, y stationnera et y entretiendra ses douze trains à grande vitesse dès 2028.
La société Lisea, dont le siège est en Gironde, est détenue par Vinci Concessions (42,05 %), Meridiam (41,95 %) et la Caisse des Dépôts (16 %). Son contrat de concession avec SNCF Réseau court jusqu’en 2061.