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L’industrie de la ville est la "première filière industrielle de France", selon une étude d’EY
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L’industrie de la ville est la "première filière industrielle de France", selon une étude d’EY

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En regroupant huit secteurs d’activité allant de l’architecture à la gestion, EY et la Fondation Palladio ont mesuré l’impact économique et social de "l’industrie de la ville". Selon leur étude, la filière représente 10,5 % du PIB en France et rassemble 2,3 millions d’emplois.

L’étude d’EY et de la Fondation Palladio rassemble huit secteurs d’activité dans le secteur de "l’industrie de la ville" — Photo : FNTP 29

Représentant 10,5 % du PIB en France, "l’industrie de la ville" occupe la place de première industrie du pays, selon une étude d’EY et de la Fondation Palladio. Regroupant huit secteurs d’activité (architecture, urbanisme et aménagement, promotion immobilière, ingénierie et prestations techniques, commercialisation, investissement et financement, expertise et conseil, construction et gestion), celle-ci représente 2,3 millions d’emplois (9 % de l’emploi total).

L’industrie de la ville arrive en tête devant d’autres filières comme l’aéronautique et l’agroalimentaire qui représentent respectivement 4,3 % et 3,8 % du PIB. L’automobile pèse 990 000 emplois directs et indirects.

Un poids "fragilisé"

Mais l’impact global de cette industrie "risque d’être fragilisé face à une crise multifactorielle avec des conséquences économiques inédites", selon EY. La filière a ainsi connu un recul de 1,5 % de son activité en 2023.

"Le niveau de confiance des chefs d’entreprise du secteur de l’industrie de la ville est plus bas que pendant la crise sanitaire", selon EY

Au 1er trimestre 2024, la tendance n’était pas à la hausse, selon la Fédération des promoteurs immobiliers. 15 130 logements neufs ont été commercialisés sur la période soit 3,6 % de moins que le trimestre précédent. Les réservations de logements neufs ont par ailleurs chuté de 25 % sur un an et de 55 % sur deux ans.

D’après les résultats d’un sondage mené auprès de 500 dirigeants du secteur par EY et la Fondation Palladio, un chef d’entreprise sur deux (du secteur de l’industrie de la ville) est optimiste sur les perspectives économiques à un an. D’après EY, "ce niveau de confiance, plus bas que pendant la crise sanitaire, pourrait de surcroît être affecté par le contexte politique incertain".

De la prudence sur les emplois

Au-delà du poids de l’industrie de la ville en nombre d’emplois, son impact social est réparti "sur l’ensemble du territoire français". EY rappelle que ces postes sont "non délocalisables car la production est liée aux lieux où elle s’exerce".

Mais la conjoncture en matière de recrutement est marquée par de la prudence, selon cette étude. "67 % des dirigeants interrogés disent envisager de recruter d’ici trois ans, contre 78 % en 2021", indique EY. Les différentes organisations représentatives du secteur alertent depuis plusieurs mois sur ce sujet. Dernièrement, l’Alliance pour le logement, qui rassemble 10 organisations professionnelles, indiquait que "chaque mois d’inaction coûte plus de 10 000 emplois à la filière construction-immobilier".

Par ailleurs, au sein des effectifs existants, "de gros efforts restent à fournir pour améliorer l’impact de l’industrie en matière de parité". Selon les secteurs, entre 7 % et 32 % des femmes étaient dirigeantes en 2021, avec davantage de représentation à un poste de direction dans les activités immobilières.

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