Quelle est l’origine de votre acquisition d’Etik Ouest ?
Cette acquisition intervient dans un contexte de forte concentration du secteur de l’étiquette, qui compte environ 330 acteurs français. Nous étions à la recherche depuis déjà 2 ans d’une opportunité de consolider nos bases et de pérenniser Grand Ouest Étiquettes (GOE) en complétant notre offre et en évoluant.
Avant l’été, nous avons reçu un dossier avec une présentation d’Etik Ouest. Notre petite équipe de direction a eu envie d’en savoir plus sur une entreprise qui ressemblait beaucoup à GOE dans l’approche et la philosophie globale. Etik Ouest est en effet une entreprise familiale avec 40 années d’expérience, comme la nôtre, avec un positionnement innovant et de différenciation.
Vous avez acquis cette entreprise en novembre via votre holding personnel et non via GOE. Pourquoi ?
Pour qu’il n’y ait pas de hiérarchie entre les deux entreprises. Les deux sont sœurs et complémentaires. L’idée est de grandir sans grossir, pour rester agile.
Quelles sont ces complémentarités ?
Historiquement, GOE s’adresse principalement au marché breton de l’agroalimentaire. C’est un marché avec de fortes exigences de créativité et de performance, nécessitant une grande diversité de produits. Nous avons trois sites de production, tous complémentaires, qui nous permettent des réponses adaptées aux petits comme aux gros volumes, aux projets simples comme aux plus complexes. La RSE occupe une place très importante au sein de l’entreprise. Nous sommes adhérents de Produit en Bretagne et nous nous sommes engagés avec eux dans un projet de diminution de notre impact environnemental. Enfin, nous avons créé une solution d’étiquettes sans bande support dorsal (glassine, NDLR). Les ventes restent marginales mais l’intérêt de nos clients pour cette technologie permettant de réduire la consommation de matière, les déchets, l’empreinte CO2 et les manipulations connaît un intérêt exponentiel !
Qu’apporte Etik Ouest de son côté ?
Située en Vendée, elle représente une planche d’appel dans une région qui possède une identité forte. Si les Bretons favorisent souvent les entreprises bretonnes, on peut dire la même chose des Vendéens et c’est très bien comme cela. Il s’agit aussi d’une ouverture sur les marchés de la santé et des produits manufacturés de l’aéronautique et de l’automobile. Etik Ouest travaille également depuis 15 ans sur les étiquettes intelligentes RFID (qui contiennent et peuvent transmettre des données, NDLR). L’entreprise possède aussi des compétences fortes dans l’emballage. Nous pouvons mutuellement compléter nos offres.
Comment cette reprise va-t-elle se dérouler ?
Nous allons bénéficier de l’expérience de notre acquisition en 2009 de GMT Étiquettes (à Saint-Jacques-de-la-Lande, en Ille-et-Vilaine, qui évolue maintenant sous la marque Grand Ouest Étiquettes, NDLR). Nous devons faire converger les cultures d’entreprise. Il y a certains points de passage comme les certifications, la clarification des métiers, la stratégie clients et le discours aux fournisseurs. Nous entrons dans une phase de changement mais aussi et surtout d’opportunités apportées par le collectif. Il faut poser des caps, déceler les risques, comprendre le fonctionnement de chacun, apprendre de l’offre avec l’effet miroir, et viser le mieux ensemble. Christophe Turmel, le DG d’Etik Ouest, reste en poste comme directeur de site, les spécialités de chaque entreprise seront maintenues et les deux marques conservées.