Fêtant ses quarante ans en 2024, la PME familiale VTI (50 salariés, CA 2024 : 16,8 M€) conserve un beau dynamisme en réceptionnant une nouvelle usine, la deuxième après celle bâtie en 2001. Construit dans la même ville de Frontignan (Hérault) près de Sète, sur un terrain de 6 800 m2, le nouveau site industriel affiche une superficie de 2 100 m2 dédiée à la production de systèmes de ventilation innovants.
Un projet industriel à visée sanitaire
L’usine, qui a nécessité 5,5 millions d’euros d’investissement, se décompose en deux unités : un bâtiment dévolu à la fabrication des 30 solutions figurant au catalogue VTI, et une plateforme pour stocker les pièces de moteurs (avec une capacité de 600 palettes). Entre les deux s’étend une cour d’expédition destinée à alimenter les 4 200 partenaires de la PME héraultaise, principalement des installateurs.
"Nous passons 90 % de notre quotidien dans un espace clos, avec un air de 5 à 8 fois plus pollué qu’en extérieur. D’où la nécessité pour VTI de continuer à innover, afin de permettre aux utilisateurs finaux de nos solutions de respirer un air sain", observe Patrick Fraisse, directeur général de l’entreprise, incarnant avec son frère Eric la troisième génération de dirigeants.
Une plus grande capacité de réaction
Tout en conservant sa première usine, VTI dispose d’un nouvel outil lui permettant de quadrupler son volume de production (3 000 unités de ventilation par an à ce jour). L’investissement incluait une enveloppe de 1,5 million d’euros pour l’achat d’un nouveau parc machines, formé d’outils de découpe laser et de poinçonnage. "Cette usine profite de grandes avancées en termes de connectivité des machines, ce qui nous donnera plus réactivité en cas de commandes spéciales ou urgentes", souligne Claude Navel, responsable production et logistique de VTI.
Une force d’innovation internalisée
Depuis ses origines, VTI se spécialise dans la réhabilitation des immeubles d’habitation construits avant les années 1980, souffrant souvent d’un fort taux de pollution de l’air intérieur. Dans le cadre des projets de rénovation énergétique, elle conçoit et fournit des systèmes d’extraction de l’air ou de gaz brûlés, de ventilation naturelle et hybride, d’éco-ventilation…
Disposant d’un service R & D de 9 personnes, l’entreprise a déjà déposé 20 brevets en France et en Europe. Parmi ses lancements premium figurent la première unité de ventilation basse pression conforme aux règlements européens, en 2018, ou encore "Supair’Vent", sa première solution haute pression intelligente, en 2024.
Un gros potentiel de marché à venir
Globalement, l’activité de VTI est portée par l’anticipation des réglementations françaises et européennes, posant de nouvelles obligations aux bailleurs : pour sa seule solution haute pression, conforme à la directive améliorant le rendement des "moto-ventilateurs" européens, c’est un potentiel de marché de 15 millions de logements qui s’ouvre en France à VTI, sans compter les bâtiments tertiaires. Sur ces bases, l’entreprise table sur un chiffre d’affaires prévisionnel de 20 millions d’euros en 2025, et de 30 millions d’euros en 2030.