Les taxis, à travers la Fédération nationale des artisans taxis (Fnat), ne figurent pas sur la liste UPA. «Il faut raison garderconcernant le nombre de ces entreprises», remarque Olivier Le Couviour. «Ils sont partis pour des motifs individuels. D'ailleurs, la Fnat est aujourd'hui alignée sur la Cnams
(*) au national. Yves Pothier, le président des artisans taxis, devra bien s'en expliquer.» Pas un problème pour Yves Pothier qui signale que certains taxis parisiens sont déjà affiliés à la CGPME. «Avant de faire ce choix, j'en ai parlé à ma fédération», explique Yves Pothier. «Je suis plus en phase avec le discours d'ADNA qui estime que la Chambre de métiers n'a pas vocation à faire du syndicalisme.» Le Morbihan recense 650 licences de taxis réparties en 300 entreprises, dont 110 à la Fnat. Les restaurateurs aussi tentent de ménager la chèvre et le chou. Même si le restaurateur Bruno Kerdal figure en bonne place sur la liste UPA, Claude Dozoul, président des restaurateurs traiteurs à l'Umih (Union des métiers et des industries de l'hôtellerie) a lui aussi rejoint ADNA. Alors que les élections à la CCI approchent, l'Umih doit réussir à concilier sa double appartenance à l'artisanat et aux PME si ses membres veulent, par exemple, continuer à bénéficier des formations prud'homales du Medef.
(*) Confédération nationale de l'artisanat des métiers et des services, qui dépend de l'UPA.
Certains restaurateurs et les taxis font le pari de ne pas partir avec l'UPA.