Les régions Nouvelle-Aquitaine et Occitanie lèvent 1,1 milliard d’euros pour financer leurs investissements ferroviaires
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Les régions Nouvelle-Aquitaine et Occitanie lèvent 1,1 milliard d’euros pour financer leurs investissements ferroviaires

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La société publique locale créée par les régions Nouvelle-Aquitaine et Occitanie et dédiée à la gestion de leur matériel roulant ferroviaire vient de boucler une levée d’emprunt de 1,1 milliard d’euros, dont 400 millions d’euros auprès de la Banque Européenne d’Investissement. Le tout doit financer l’achat de nouvelles rames et la rénovation du matériel existant.

La société publique locale SPIIT, créée en 2023 par les régions Nouvelle-Aquitaine et Occitanie, a levé 1,130 milliard d’euros en prêt bancaire pour financer l’entretien de son matériel roulant ferroviaire — Photo : stock.adobe.com - Paolo

La société publique locale SPIIT (Société Publique Interrégionale des Investissements en faveur des transports), créée en 2023, détenue à parts égales par les régions Nouvelle-Aquitaine et Occitanie et dédiée au maintien de l’exploitation de leurs réseaux ferroviaires, continue de muscler ses finances.

Un pool bancaire pour financer les investissements

Un peu plus d’un mois après avoir obtenu un contrat de prêt de 400 millions d’euros de la Banque européenne d’investissement (BEI), la SPL annonce avoir levé au total 1,130 milliard d’euros : 562 millions d’euros sont dédiés à la Nouvelle-Aquitaine et 568 à la région Occitanie. Le prêt de la BEI est complété par 730 millions d’euros de crédits bancaires structurés obtenus auprès de la Banque des Territoires (Groupe Caisse Des dépôts), du Crédit Agricole Corporate & Investment Banking, de la banque allemande Nord LB (Norddeutsche Landesbank), du CIC et de La Banque Postale.

Un "outil stratégique"

Les deux régions ont mis en place un contrat de concession de 42 ans avec la SPL qui va gérer le matériel roulant et le financement de leur acquisition et de leur décarbonation.

Le financement obtenu par la SPIIT servira à financer l’achat de 39 nouvelles rames : 6 Régio2N électriques et des investissements de décarbonation pour la Nouvelle-Aquitaine ; 3 Régiolis Hydrogène et 18 Regio2N électriques pour l’Occitanie. Les crédits seront "répartis sur 3 tranches de 16, 28 et 42 ans selon la nature et la technologie des différents matériels (diesel, électrique, bimode et hydrogène)", précisent les deux régions. Ils permettront également le rachat du parc existant, les deux régions reprenant la propriété des rames TER, actuellement possédées par SNCF Voyageurs "en vue de leur mise à disposition auprès des futurs exploitants ferroviaires".

Pour rappel, l’ouverture à la concurrence pour les TER en Nouvelle-Aquitaine n’est pas espérée avant 2027. Enfin, l’enveloppe financera aussi la modernisation de 97 rames arrivées à mi-vie.

Pour les deux collectivités, dont un tiers du budget est consacré aux transports, la SPL constitue "un outil stratégique pour apporter l’expertise technique et le financement à un coût compétitif".

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