Après plusieurs années de forte dynamique, les intentions d’embauche en Bretagne restent stables sur un an en 2026 avec 131 700 projets de recrutement, selon l’enquête annuelle Besoins en main-d’œuvre de France Travail. Un niveau comparable à celui de 2019.
Dans le détail, les projets de recrutements hors contrats saisonniers reculent (- 8,2 %), tandis que les intentions d’embauche saisonnières progressent (+ 14,1 %). "Cette évolution traduit l’adaptation des entreprises au contexte économique mais aussi à la structure de l’économie bretonne, marquée par des secteurs fortement saisonniers", notre France Travail.
Les projets de recrutement en forte baisse dans la construction
Les secteurs d’activité suivent des tendances contrastées. L’agriculture (+ 23,9 %) et l’agroalimentaire (+ 18 %) enregistrent un net rebond des intentions d’embauche, tandis que l’industrie (+ 3,7 %) et le commerce (+ 1,1 %) sont également dans le vert. À l’opposé, la construction (- 20,2 %) connaît un recul marqué et les services sont en petite diminution (- 3 %).
Du côté des difficultés de recrutement, moins d’un projet d’embauche sur deux est désormais jugé difficile (48,8 %), un chiffre en baisse de 6,9 points sur un an. La construction reste le secteur le plus en tension en Bretagne, tandis que l’agriculture voit ses difficultés progresser. On note également des disparités territoriales importantes, avec des niveaux de tension très variables selon les bassins d’emploi.
Il est moins difficile de recruter dans le Finistère
En Ille-et-Vilaine (40 500 projets), la moitié des recrutements sont jugés difficiles, un niveau comparable avec le Morbihan (32 290 projets, 51 %) et les Côtes-d’Armor (22 320 projets, 50,4 %). En revanche, la tension est moindre dans le Finistère, avec 44,5 % de difficultés, pour 36 450 projets de recrutement.
Les métiers les plus recherchés sont en première place les serveurs de cafés-restaurants devant les agents d’entretien, les aides-soignants, les agriculteurs et les employés de restauration.
L’enquête Besoins en main-d’œuvre 2026 en Bretagne repose sur les réponses de 21 000 établissements.