France
Les PME et ETI de l’agroalimentaire veulent renégocier leurs prix avec la grande distribution
France # Agroalimentaire # Commercial

Les PME et ETI de l’agroalimentaire veulent renégocier leurs prix avec la grande distribution

Réunies au sein de Pact’Alim les entreprises de la filière agroalimentaire demandent l’ouverture de nouvelles négociations tarifaires avec la grande distribution pour obtenir une nouvelle hausse des prix d’achat de leurs produits.

Pact’Alim fédère 3 000 PME et ETI de l’industrie alimentaire — Photo : Atypix © Atypix - Atypix

Pact’Alim fédère quelque 3 000 PME et ETI de l’industrie alimentaire qui représentent 53 % du chiffre d’affaires (132 milliards d’euros) et 61 % de l’emploi (292 000 salariés) de la filière française. Des PME et ETI prises à la gorge selon l’association par la hausse de leurs coûts de production impactés par le conflit au Moyen-Orient, notamment des hausses "particulièrement sensibles sur le transport routier, autour de 15 %, sur les matières plastiques (+ 20 %), assorties de difficultés d’approvisionnements" constate Pact’Alim dans un communiqué.

Appel au gouvernement

L’organisme rappelle que les négociations commerciales 2026 avec la grande distribution se sont achevées au 1er mars par une stagnation des prix (+ 0,05 %), "très loin des + 3,5 % demandés par les entreprises pour couvrir leurs hausses de coûts" dénonce Pact’Alim qui estime que "61 % des accords conclus ne permettaient pas de couvrir la hausse des matières premières agricoles" selon un sondage réalisé auprès de ses adhérents.

C’est pourquoi Pact’Alim demande "l’organisation d’une nouvelle réunion de la filière alimentaire, sous l’égide des ministres Annie Genevard (Ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Souveraineté alimentaire de France, NDLR) et Serge Papin (Ministre des Petites et moyennes entreprises, du Commerce, de l’Artisanat et du Tourisme, NDLR)".

Des mécanismes de renégociation insuffisants

L’organisme rappelle que "lors de la réunion de la filière alimentaire organisée le 11 mai dernier, des engagements avaient été pris pour entamer un dialogue constructif permettant d’identifier, au cas par cas, les postes de coûts pour lesquels des échanges permettraient de mieux tenir compte de leur alourdissement récent".

"Une grande distribution globalement hermétique à toute revalorisation"

Or, les clauses de renégociations sont restées ineffectives regrette Pact’Alim avec "une grande distribution globalement hermétique à toute revalorisation des prix pour tenir compte des surcoûts des entreprises qui ont exprimé un besoin". Des mécanismes de renégociation prévus dans certains contrats "restent trop souvent insuffisants selon Pact’Alim avec des délais trop longs, des conditions restrictives et des indicateurs peu réactifs".

Ces mécanismes "dans les faits […] ne permettent pas toujours d’apporter une réponse adaptée à la réalité vécue par les entreprises, alors même que les effets de la crise vont perdurer et s’étendre aux matières premières agricoles" conclut Pact’Alim.

"Les contrats commerciaux conclus en début d’année tout comme les contrats de fabrication de produits à marque de distributeur (MDD), ne peuvent rester déconnectés de la réalité économique", revendique l’organisme. En rappelant que les PME et ETI de l’alimentaire "jouent un rôle essentiel pour les filières agricoles, l’emploi industriel dans les territoires et la souveraineté alimentaire du pays".

France # Agroalimentaire # Distribution # Commercial