Les chefs d’entreprise français sont moins pessimistes qu’il y a un an, selon l’édition 2025 du Baromètre d’Eurogroup Consulting. Ils sont 8 % à se dire pessimistes, contre 15 % en 2024. Les dirigeants français sont moins pessimistes, mais ressentent davantage d’incertitude au regard de leur activité pour 2025. Ils sont 41 % à le déclarer, soit une hausse de six points par rapport à 2024. Le second bloc le plus important se dit confiant (28 %), ensuite viennent les neutres (17 %), puis les pessimistes (8 %), et finalement les optimistes (6 %).
Stabilisation des principaux indicateurs d’activité
Malgré le climat d’incertitude politique et économique, 34 % des chefs d’entreprise abordent l’année 2025 confiants ou optimistes. Les indicateurs de prévisions d’activité, de rentabilité, d’investissement et d’évolution des effectifs, sont ainsi stables, voire légèrement en hausse en 2025, après trois années consécutives de chute.
Le risque géopolitique est massivement perçu comme le plus important dans l’activité. Il arrive en tête des risques pour le trois quarts des patrons, alors qu’il ne préoccupait qu’un tiers d’entre eux en 2024. Le risque économique, lui, reste stable, considéré comme une préoccupation majeure par 68 % des chefs d’entreprise.
L’évolution de l’activité, un des principaux défis de 2025
Pour la première fois dans le baromètre, l’évolution de l’activité apparaît comme un des trois principaux défis auxquels les dirigeants doivent répondre. 51 % d’entre eux l’identifient comme un défi majeur, derrière la préservation des marges (73 %) et légèrement devant la gestion des ressources humaines (47 %). Loin devant des défis comme la transition écologique. Si près d’un tiers des grandes entreprises considère la transition énergétique comme un challenge à relever, cette proportion tombe à 8 % pour les TPE.
"Les priorités économiques immédiates prennent le dessus et les transitions, y compris écologiques, sont momentanément reléguées au second plan", analyse Gilles Bonnenfant, président de la holding Eurogroup Company.
Les attentes des dirigeants pour garantir la compétitivité de la France
Une large majorité des chefs d’entreprise considère que préserver la souveraineté économique du pays est une priorité en 2025 pour préserver leur compétitivité (61 %). Ils sont encore plus nombreux à estimer que les mesures mises en place en France et en Europe sont insuffisantes par rapport au reste du monde, et en particulier vis-à-vis des États-Unis. Un mécontentement particulièrement fort chez les TPE et PME, qu’elles adressent désormais au nouveau gouvernement Bayrou.