Ar Bradenn (12 salariés, 1,6 M€ de CA en 2024), bureau d’études et installateur de solutions d’assainissement écologique et paysagiste, passe à la vitesse supérieure de son développement. L’entreprise dont le nom signifie "la prairie" en breton fait construire un bâtiment de 200 m² dans la zone commerciale de Saint-Martin-des-Champs, pour un investissement de 600 000 euros. Ar Bradenn ne bénéficiait auparavant que de 20 m² de bureau dans un espace de coworking à Landivisiau et d’un dépôt de 300 m² à Mespaul. La PME y sera beaucoup plus visible.
20 % de croissance chaque année
" Dans ce nouveau bâtiment, dans lequel nous devrions entrer à la fin de l’année, nous installerons nos bureaux, un showroom et un lieu de stockage, tandis que trois cellules de 10 m² chacune vont être louées ", informe Cyril Allain, gérant de l’entreprise qu’il a créée en 2016. De quoi accompagner le développement de la PME qui gagne 20 % de son chiffre d’affaires chaque année et qui va recruter trois collaborateurs supplémentaires cette année.
Plus gros franchisé Aquatiris
"Nous sommes un franchisé Aquatiris (CA ? siège ?), le plus gros en France, qui regroupe une soixantaine de bureaux d’étude tournés vers la phytoéruration, c’est-à-dire le traitement des effluents par les plantes, écologique et autonome, explique le Finistérien. Notre zone d’intervention au sein du réseau est le Finistère nord et l’ouest des Côtes-d’Armor." Mais Ar Bradenn intervient au-delà, notamment parce qu’à son activité de bureau d’études, elle a adjoint celle d’installateur des solutions d’assainissement, y compris pour des clients d’autres franchisés bretons.
Deux nouvelles activités en développement
Mais l’entreprise ne compte pas s’arrêter là. Si son chiffre d’affaires est réalisé à 95 % via sa franchise, elle développe deux nouvelles activités. La première est l’étude et l’installation de solutions d’assainissement conventionnelles. "Lorsque celui par phytoépuration n’est pas possible ou ne convient pas au client, nous allons désormais proposer une alternative", pointe Cyril Allain. Parallèlement, alors que la PME compte aujourd’hui 95 % de clients particuliers, elle va attaquer les marchés publics. "L’assainissement par phytoépuration est adaptable aux habitats semi-collectifs, dans les hameaux ou petits villages", note le gérant.
Des solutions écologiques
Enfin, Ar Bradenn va également reprendre sa première activité, lorsqu’elle a été créée en 2016, qui est celle de paysagiste. "Nous proposons des alternatives aux revêtements imperméables comme le béton et les enrobés, basées sur les plantes, toujours dans un esprit favorable à l’écologie", affirme Cyril Allain.
L’objectif est d’atteindre, dès 2026, 400 000 euros avec ces activités d’assainissement conventionnel et de paysagiste, pour un chiffre total de l’entreprise qui devrait s’élever à 2 millions d’euros. Pour cela, outre les trois recrutements en 2025, Ar Bradenn a acheté pour 140 000 euros un camion doté d’un bras de levage hydraulique, qui arrivera cet automne.