Le chantier de rénovation de la cathédrale Saint-Étienne, située à Saint-Brieuc, aura duré 16 ans et nécessité un investissement total de 2,48 millions d’euros, dont 1,78 million d’euros financés au titre de France Relance. Il s’est achevé symboliquement le 11 février 2026, lors d’une cérémonie réunissant notamment le préfet des Côtes-d’Armor, François de Keréver, l’État, propriétaire des lieux, ayant financé entièrement le chantier via le ministère de la Culture et la Drac (Direction régionale des affaires culturelles) Bretagne.
"Notre capacité à entretenir notre patrimoine explique en partie pourquoi la France est le pays le plus visité au monde", a notamment pointé le représentant de l’État dans les Côtes-d’Armor.
L’entreprise costarmoricaine Moullec au premier rang
La maîtrise d’œuvre a été assurée par Christophe Amiot, architecte en chef des monuments historiques. Au premier rang sur les différentes phases du chantier, figuraient l’entreprise lamballaise spécialisée dans la restauration du patrimoine, pierre de taille et menuiserie bois Moullec (Côtes-d’Armor) et l’entreprise de maçonnerie traditionnelle et de pierre de taille lavalloise Grevet Prévosto (Mayenne).
Sont également intervenus le bretillien Bernard Électricité, François-Michel Hay pour l’ingénierie (Ille-et-Vilaine), le spécialiste de la restauration Atelier Giordani (Seine-Maritime), Art Protect, spécialisé dans l’étude et la pose de paratonnerres et de parafoudres (Côtes-d’Armor) et Entrepose Échafaudages (antenne régionale basée à Quimper).
Un chantier démarré en 2009
Les travaux ont connu quatre phases. Les premières, commencées en 2009 et terminées en 2020, ont concerné l’intérieur de la cathédrale, avec notamment la réfection des parements et des voûtes, la restauration des peintures murales et des décors de la chapelle axiale, la suppression des joints en ciment et la réfection à la chaux.
La dernière phase (2021-2025) a principalement porté sur la restauration des maçonneries extérieures à l’exception du chevet, avec la purge des joints ciments, le remplacement des pierres altérées et la restitution d’ornements disparus.
"Le travail le plus important a consisté en une purge générale des joints de ciment qui favorisent le délitement des pierres de la cathédrale, explique un représentant de la Drac Bretagne. Très utilisés au début du XXe siècle, ils compromettent les échanges d’humidité entre l’intérieur des murs et l’air extérieur altérant à la longue la bonne conservation des ouvrages. L’assainissement des maçonneries par un retrait systématique des joints en ciment et leur remplacement par des joints au mortier de chaux a été une priorité du programme."