Le Sérail : « Se battre pour le vrai savon de Marseille »
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Le Sérail : « Se battre pour le vrai savon de Marseille »

Fondée en 1949 dans la Cité phocéenne par le père des actuels dirigeants, la Savonnerie le Sérail revendique un mode de fabrication purement artisanal du savon de Marseille.

Créée en 1949 par Vincent Boetto, le père des actuels dirigeants, Daniel et Laurent, la société Le Sérail se veut être aujourd'hui l'ultime fabricant artisanal de savon de Marseille dans la ville. « Nous sommes en effet les derniers à fabriquer le savon de A à Z, au chaudron, affirme Daniel Boetto. C'est un savoir que nous nous transmettons de génération en génération, et dont nous sommes fiers. Aujourd'hui, nos concurrents, ce sont toutes les petites savonneries qui estampillent ?savon de Marseille? des produits qui n'en sont pas... » Pour l'artisan, c'est un véritable combat qu'il faut désormais mener. « Il est indispensable de se battre pour la reconnaissance et la protection du vrai savon de Marseille. Il convient de respecter un processus de fabrication bien précis. Fabriquer du savon de Marseille, ce n'est pas seulement fabriquer du savon à Marseille ! »




8 tonnes de savon par semaine

La société familiale, qui fabrique environ huit tonnes de savons par semaine, mais aussi des produits dérivés (savonnettes, savons liquides, shampoings, gels douche...), dispose de deux sites à Marseille, de 1.500 m² et 800 m². « Nous ne vendons quasiment pas en direct, précise Daniel Boetto. Notre rôle consiste à fabriquer les produits. Pour la commercialisation, nous passons à 40 % par la grande distribution, mais aussi par des grossistes régionaux et des revendeurs. L'export, vers les Etats-Unis, le Canada, le Japon, l'Australie et l'Europe, représente quant à lui 30 % de notre chiffre d'affaires. Nous commençons également à rentrer dans les grands magasins parisiens, petit à petit... »

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