Côtes-d'Armor
Le Rôtisseur de Guerlédan investit 3,4 millions d’euros dans une extension de son bâtiment
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Le Rôtisseur de Guerlédan investit 3,4 millions d’euros dans une extension de son bâtiment

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Le Rôtisseur de Guerlédan, qui assure des activités de rôtisserie et de production de bacon crispy, investit 3,4 millions d’euros dans le réaménagement et l’extension de son bâtiment situé dans les Côtes-d’Armor. La croissance de l’entreprise est régulière, son dirigeant Didier Marec, projetant de la vendre dans cinq ans.

Didier Marec, dirigeant du Rôtisseur de Guerlédan, sur le chantier d’aménagement et d’extension de son site — Photo : Matthieu Leman

L’entreprise de rôtisserie et de production de bacon crispy, Rôtisseur de Guerlédan (8 M€ de CA en 2024), investit 3,4 millions d’euros dans une extension et un réaménagement de son bâtiment situé à Guerlédan (Côtes-d’Armor). Il passera de 2 000 m² à 3 100 m². Les travaux ont commencé en décembre 2024 et devraient s’achever en octobre 2025 pour la partie bureaux, en mars 2026 pour la partie emballage et en juin 2026 pour la partie production.

900 m² d'ombrières assureront 20 % des besoins énergétiques

Côté RSE, 900 m² d'ombrières équiperont le parking de la PME. Ils assureront 20 % de ses besoins énergétiques. Pour la conservation des produits, l’entreprise costarmoricaine a opté pour une installation de transformation de la chaleur en froid alimentée par de l’eau glycolée plutôt que par un fluide frigorigène. "C’est un surcoût pour nous de 70 000 euros mais c’est très bénéfique pour l’environnement", se félicite Didier Marec, le dirigeant de la PME de 50 collaborateurs.

Garder son indépendance

Ce projet d’envergure pour la PME est différent de celui que Didier Marec avait envisagé en 2022. Le dirigeant avait alors pensé construire une nouvelle usine entièrement consacrée à l’activité de production de bacon crispy, en plein développement. "J’avais un partenaire, KFC, mais comme je suis un petit entrepreneur, j’avais besoin d’ouvrir mon capital. J’avais rencontré le fonds Unigrain. Mais finalement, je n’y suis pas allé, raconte le Costarmoricain âgé de 58 ans. J’ai été salarié pendant 20 ans et j’allais perdre ce pour quoi j’avais pris beaucoup de risque : mon indépendance."

Deux métiers, l’un artisanal, l’autre plus automatisé

Didier Marec a donc changé son fusil d’épaule. Il a intéressé trois de ses cadres en leur accordant gratuitement 2 % du capital de l’entreprise et a défini avec eux ce nouveau projet d’extension et de réaménagement du bâtiment de la PME, qui comprend ses deux productions, rôtisserie et production de bacon crispy. "La première représente 70 % de notre chiffre d’affaires. Nous achetons les matières premières, lapins, poulets, cailles…, et on leur donne du goût avec nos recettes. C’est un métier très artisanal, de savoir-faire, raconte le dirigeant. La production de bacon est plus automatisée. Elle passe par une fumaison à froid pendant 6 heures avec des copeaux de bois, une cuisson en continu et raidissage, un refroidissement maîtrisé, explique Didier Marec. On voudrait conserver cette proportion du chiffre d’affaires 70 % et 30 %"

Du bacon crispy sur mesure

Les clients de ces deux activités sont également différents. Ceux de la rôtisserie sont la GMS et leurs rayons dédiés. Une douzaine de produits de la PME sont référencés chez Carrefour et Intermarché. U et Auchan pourraient suivre. Quant au bacon, "on fait toujours dans le sur-mesure. Cela peut être du frais, du surgelé, une recette particulière, un conditionnement…", reprend le dirigeant. Dernier client en date : les cafétérias Flunch, B&B Hotels, les distributeurs Transgourmet et Forezia et des industriels comme Tipiak ou Picard.

Des partenariats prestigieux

Ce travail d’adaptation a trouvé un nouvel exemple avec deux partenaires prestigieux, l’ancien rugbyman Sébastien Chabal, reconverti dans les affaires, et le champion du monde de burger Joannes Richard. "Ils proposent depuis le mois d’avril à 200 restaurants de servir une fois par mois leurs 8 recettes de burgers, sous l’appellation Les Burgers signatures de Jo. Parmi elles, deux contiennent le bacon fabriqué à partir de leur recette, avec du poivre de cayenne et du sirop d’érable", indique Didier Marec, qui travaille également à une innovation pour Burger King.

Le Rôtisseur de Guerlédan surfe sur une croissance régulière de son chiffre d’affaires, passé de 6,4 millions d’euros en 2021 à 8 millions d’euros en 2024. "Notre objectif est de réaliser une croissance annuelle de 10 à 15 % sur les cinq prochaines années, affirme Didier Marec. Ensuite, je céderai l’entreprise et je choisirai un acheteur qui pourra donner une autre dimension à l’entreprise."

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