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Le lavallois Tennaxia recrute pour aider les entreprises à se conformer à la réglementation CSRD
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Le lavallois Tennaxia recrute pour aider les entreprises à se conformer à la réglementation CSRD

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Le Lavallois, implanté aussi à Paris et Lyon, est précurseur des logiciels de pilotage de la performance durable des entreprises et investisseurs. Un marché qui explose avec une nouvelle réglementation européenne. Pour y répondre, Tennaxia (115 salariés aujourd’hui) a embauché une quarantaine de personnes depuis un an. Et récemment fait entrer un nouvel actionnaire majoritaire.

Maxime Delorme et Bernard Fort, fondateurs de Tennaxia, confient n’avoir jamais connu un tel afflux de clients depuis un an — Photo : Frédéric Gérard

Tennaxia a changé de braquet et de perspectives. L’entreprise lavalloise qui a développé un logiciel de suivi de la gestion de déchets initialement, et de suivi des réglementations type RSE, HSE, etc. par la suite, se trouve au cœur d’un marché "en ébullition", dixit son dirigeant.

43 embauches à Laval, Paris et Lyon

Depuis un an l’entreprise est passée à 115 salariés avec 43 embauches, dont 35 créations de postes, réparties sur les trois sites de Paris, Lyon et Laval, son siège. Avec des recrutements au niveau des équipes de commerciaux, de consultants, développeurs, au sein de l’administration. Les associés ont même intégré un directeur administratif et financier: "On a pris une telle ampleur que cela devenait difficile de tout faire seuls avec mon associé", argue le PDG Bernard Fort, qui a fondé Tennaxia en 2001 avec Maxime Delorme et une seule salariée.

"Il a fallu attendre vingt ans pour connaître un tel engouement et un intérêt pour ce qui touche à notre activité. Mais cela va trop vite d’un coup", commente le dirigeant. Pour résumer, "la nouvelle réglementation CSRD inquiète la plupart des entreprises", poursuit Bernard Fort.

La CSRD s’applique depuis le 1er janvier

Le détonateur de cette évolution est en effet l’application française de la nouvelle réglementation CSRD, issue du Pacte vert européen et entrée en vigueur à partir du 1er janvier 2024. En bref, cela concerne toutes les sociétés de plus de 500 salariés affichant plus de 40 millions d’euros de chiffres d’affaires, ou plus de 20 millions d’euros de total de bilan. Et la règle s’étendra ensuite à certaines sociétés de plus de 250 salariés et PME cotées en Bourse. Elle impose aux entreprises européennes un nouveau mode de reporting extra-financier de durabilité et de responsabilité sociétale (ESG).
Un potentiel marché qui aiguise l'intérêt de cabinets financiers, développeurs et éditeurs de logiciels, etc. De quoi perdre un peu plus les dirigeants de sociétés. "Les entreprises sont sollicitées de toute part pour souscrire à des services qui ne sont pas toujours opérants", explique Bernard Fort. "Nous voulons juste leur expliquer qu'avec des acteurs historiques, comme nous, cela peut être simple, ce n'est pas forcément le Far West."

Le fonds Marlin, nouvel actionnaire à 51 %

Pour répondre à la demande, Tennaxia a aussi changé d’actionnaire. Entré en 2008, Arkéa s’est retiré, remplacé par Marlin Equity Partners accompagné d’Omnes Capital. Ces dernières années, idiCo et Bpifrance étaient déjà rentrés au capital. Mais cette fois le fonds Marlin a pris une position majoritaire avec 51 % des parts.

"Ces derniers mois, j’étais beaucoup sollicité par des investisseurs qui voyaient un intérêt dans Tennaxia, raconte Bernard Fort. En même temps, on voyait le marché qui commençait à frémir, avec des perspectives énormes." Les deux fondateurs se sont alors questionnés sur leur avenir : rester sur une croissance continue, respectable, avec une entreprise en bonne santé ; ou répondre aux opportunités du marché en changeant d’ambitions et d’envergure.

Une activité en hausse de 30 % et des visées à l’étranger

L’an dernier, le chiffre d’affaires est passé à 15 millions d’euros. Et devrait progresser de l’ordre de 30 % en 2024. Pour assumer cette croissance, et se renforcer en cybersécurité, l’investissement annuel dans la R & D passera de 2 millions d’euros à 2,5 millions.

Avec son nouvel actionnaire, le projet de Tennaxia est clairement révisé, avec désormais un œil sur les perspectives de croissance externe, "en France, mais aussi en Europe". "La nouvelle réglementation est beaucoup plus complexe, elle est aussi beaucoup plus homogène au niveau européen. Nous sommes donc capables de nous adapter à de nouveaux marchés", résume Bernard Fort. Ces dernières années, Tennaxia s’est déjà adossé à un partenaire aux États-Unis pour développer son offre, et observer le marché, et à un autre partenaire en Allemagne.

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