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Le groupe Printerre et le nantais Modixia s’allient au sein de locaux communs à Nantes
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Le groupe Printerre et le nantais Modixia s’allient au sein de locaux communs à Nantes

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Le groupe Printerre, qui vend des produits informatiques reconditionnés en B to B, cherchait à s’installer dans la région nantaise après y avoir remporté un appel d’offres. Elle a trouvé un nouveau site qu’elle partage avec l’entreprise nantaise Modixia, à qui elle revend les cartes mères des ordinateurs qui ne peuvent pas être reconditionnés.

Laurent Berthuel, dirigeant de Printerre (à gauche), va partager son site nantais avec Jérôme Botte, fondateur de Modixia — Photo : Benjamin Robert

David et Goliath trouvent parfois tous les deux un intérêt à collaborer. C’est le cas avec l’arrivée à Nantes de Printerre, un groupe basé à Vernouillet (Eure-et-Loir) qui vend des produits informatiques reconditionnés. Après avoir remporté un appel d’offres de Nantes Métropole, l’entreprise de 185 salariés (pour 26 M€ de CA) souhaitait ouvrir un site dans la Cité des Ducs. Avec déjà une quinzaine de sites répartis en France, la PME aurait pu se la jouer solo, mais elle a misé sur une colocation avec une jeune pousse locale, Modixia, formée aujourd’hui de 4 personnes.

Modixia produit environ une soixantaine d’ordinateurs par mois — Photo : Benjamin Robert

Deux activités qui s’imbriquent

Leur collaboration ne s’arrête pas aux 350 m² partagés à Saint-Herblain. Printerre fournit à Modixia les pièces électroniques (cartes mères, ventilateur, antennes wifi, etc.) des ordinateurs qui ne peuvent pas être reconditionnés, car trop vieux ou trop abîmés. Modixia intègre ces pièces électroniques dans un boîtier imprimé en 3D, qu’elle a mis au point. Elle propose ainsi à la vente un ordinateur de bureau, écoconçu à partir de ces dernières. "Partager ces locaux a du sens car notre activité s’imbrique totalement dans les processus de Printerre. Ces pièces finissent aujourd’hui au démantèlement, alors que les cartes mères sont parfaitement en état de fonctionner. Or, cette carte mère représente la moitié du bilan carbone d’un ordinateur", souligne Jérôme Botte, fondateur et dirigeant de Modixia.

Modixia récupère les cartes électroniques des ordinateurs trop vieux ou abîmés pour être reconditionnés — Photo : Benjamin Robert

Une rentabilité en 2027

Malgré le réemploi des pièces, l’ordinateur de Modixia est considéré comme un produit neuf, et commercialisé avec une garantie de trois ans à un tarif entre 450 et 480 euros. Fondée en 2022, l’entreprise nantaise a déjà eu plusieurs commandes de collectivités et de PME, qui possèdent leur propre service informatique, ou encore d’intégrateurs qui revendent ensuite les ordinateurs prêts à l’emploi. "Nous produisons aujourd’hui 60 ordinateurs par mois pour répondre en flux tendu aux commandes. L’objectif est de rapidement passer à 80 afin de constituer des stocks", précise Jérôme Botte, qui vise la rentabilité en 2027.

Une offre qui complète le catalogue de Printerre

Ce lien avec Printerre n’empêche pas Modixia de multiplier ses sources d’approvisionnement. L’entreprise nantaise travaille par exemple avec un autre reconditionneur, le groupe AfB.

De son côté, Printerre trouve aussi son compte dans cette colocation, en distribuant l’ordinateur de Modixia. "Il vient compléter notre catalogue, et nous pouvons le proposer à l’ensemble de nos clients en France", détaille Laurent Berthuel, directeur général de Printerre. Le groupe Printerre ne cache pas par ailleurs ses ambitions d’aller dans un avenir proche à l’international. "Nous commencerons par les pays frontaliers, et commercialiserons dans un premier temps depuis la France", ajoute Laurent Berthuel. De quoi élargir aussi les possibles clients pour son nouveau colocataire !

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