Ce début septembre signe l’arrivée du groupe Géraud à la gestion de la Halle gourmande Saint-Pierre, située en plein centre-ville de Clermont-Ferrand. Ces dernières années, le marché couvert faisait grise mine. Manque de dynamisme, perte d’attractivité, problèmes techniques récurrents… La municipalité, propriétaire du lieu, a décidé de s’adjoindre les services d’un prestataire spécialisé pour 18 mois.
140 ans d’expérience
Le groupe Géraud (600 salariés, CA non communiqué) aura pour mission, sous la direction de la Ville, d’améliorer les relations avec les commerçants, d’entamer la revalorisation de l’activité commerciale et de l’image du lieu. "Nous apportons du bon sens, de la méthode et tenterons d’insuffler une discipline collective. Nous avons une longue expérience de plus de 140 ans dans la gestion de halles et de marchés de plein air", souligne Jean-Paul Auguste, président du groupe familial Géraud.
La société gère notamment la Halle des Capucins à Bordeaux ou la Halle du Marché Gare à Strasbourg. Elle est aussi implantée au Royaume-Uni, en Suède et au Danemark. À Clermont-Ferrand, l’accord entre la Ville et l’entreprise n’est pas encore une vraie délégation. La mairie conserve la responsabilité financière. Le gestionnaire pourra faire des propositions, mais tout sera soumis à son accord.
"Il faut garder l’histoire et l’âme du lieu"
Objectif des prochains mois : recoller aux besoins et attentes de la population et faire évoluer le lieu. "On peut envisager d’ajouter une offre gourmande, de dégustation ou petite restauration, mais il faut garder l’histoire et l’âme du lieu. Nous devons continuer à servir la clientèle actuelle qui vient faire ses courses. Il ne faut pas se perdre dans la mode et imaginer que le festif est la seule solution", analyse Jean-Paul Auguste, qui espère que d’ici un an et demi l’activité montre des signes positifs.
La Halle Saint-Pierre compte aujourd’hui moins de vingt commençants alors qu’elle pourrait en accueillir une trentaine. Pour le président du groupe familial Géraud, il faut aussi mener une réflexion plus large avec les commerces implantés autour de la halle afin de créer de l’interaction. "Le délai qui nous est accordé est court, 18 mois, mais nous espérons prolonger pour mener à bien un projet plus volontariste et ambitieux", conclut Jean-Paul Auguste. En parallèle, la Ville a réalisé un investissement de près de 550 000 euros dans la halle afin de remplacer les systèmes de chauffage et de climatisation.