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Le groupe agroalimentaire Olga se recentre sur ses segments les plus porteurs, dont son pôle végétal
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Le groupe agroalimentaire Olga se recentre sur ses segments les plus porteurs, dont son pôle végétal

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Le groupe agroalimentaire breton Olga franchit une nouvelle étape dans son plan de réorganisation entamé en 2024. Face à une conjoncture géopolitique, économique et environnementale instable, il se recentre sur ses segments les plus porteurs.

Guillaume Debrosse est le DG d’Olga, groupe agroalimentaire breton basé à Noyal-sur-Vilaine — Photo : DR

Fabricant de produits alimentaires et nutritionnels basé à Noyal-sur-Vilaine (Ille-et-Vilaine), le groupe Olga poursuit sa cure d’amaigrissement entamée en 2024. Pour faire face à une conjoncture instable, à la fois géopolitique et économique, mais aussi marquée par une baisse du bio, dont il avait fait sa bataille prioritaire, le groupe breton a dû se réorganiser. Il y a deux ans, Olga annonçait qu’il allait céder ou arrêter plusieurs activités, ce qui s'est traduit par l'arrêt des marques de formage Petit Breton et Merzer. Il franchit désormais une nouvelle étape, en engageant un nouveau plan stratégique à horizon 2030, qu’il a baptisé "Impulsion 2030".

Arrêt de l’atelier laitier normand de Cahagnes

Aujourd’hui, Olga compte 13 sites de production en France. Ils concernent la fabrication de produits laitiers (marques Vrai, Petit Billy, Tante Hélène, La Bergerie, La Chèvrerie, Maison Bordier), de produits céréaliers bio (Terres et Céréales bio, Grillon d’or), d'alternatives végétales (Sojasun, Sojade, Les Veilleurs, Soon, Tomm’Pousse) et d'ingrédients nutritionnels (Ingood et Nutrisun). Mais le groupe bretillien souhaite fermer son atelier de transformation laitière de Cahagnes (Calvados). Il en résulterait la suppression de 30 emplois sur place.

Accélérer dans le végétal

Olga compte concentrer ses efforts sur le développement de ses marques végétales. Considéré comme "hautement stratégique", le pôle végétal (qui représente 50,8% du chiffre d'affaires) est ainsi au centre des enjeux de transformation. Le groupe prévoit de repositionner certaines de ses marques phares (sans préciser davantage lesquelles). "Le plan de transformation a pour objectif de maintenir la croissance retrouvée d’Olga sur des segments porteurs et d’anticiper des adaptations nécessaires aux instabilités conjoncturelles", indique le groupe.

Des résultats encourageants début 2026

L’ETI familiale bretonne affiche en effet des résultats encourageants ces derniers mois. Alors que son chiffre d’affaires tournait plutôt autour des 330 millions d’euros en 2022 et 2023, il avait baissé proche des 300 millions d’euros en 2024-2025. Mais à la clôture de l’exercice 2025-2026 (fin mars 2026), Olga affichera 4 % de croissance, atteignant les 309 millions d’euros avec 1 187 salariés.

"La baisse de chiffre d’affaires des dernières années est principalement due au recentrage stratégique (-13 %) et à la cession d’activités non rentables", précise l’entreprise.

Accélérer à l’international

"Nous poursuivons la stratégie de transformation de notre modèle pour accélérer la conquête de nouveaux marchés, indiquent Olivier Clanchin, président d’Olga et Guillaume Debrosse, directeur général depuis 2024. Avec le plan Impulsion 2030, nous visons 360 millions d'euros de chiffre d'affaires dont 30 % réalisés à l’international". Actuellement, l’export représente 21 % du chiffre d’affaires du groupe.

Ce plan vise également à "garantir l’efficience opérationnelle", en structurant par exemple davantage les processus, en maîtrisant mieux ses coûts, mais aussi en accélérant la digitalisation et en investissant dans ses sites industriels. Engagée depuis de nombreuses années en développement durable, Olga appuie par ailleurs une nouvelle fois sur la RSE, pour en faire "un levier de transformation et de performance et amplifier la décarbonation de nos activités de 30 %", indique le duo.

Ille-et-Vilaine # Agroalimentaire # Stratégie # RSE # ETI # Suppressions d'emplois