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Laval Économie a contribué à créer plus de 3 500 emplois privés depuis 2020 dans l'agglomération lavalloise
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Laval Économie a contribué à créer plus de 3 500 emplois privés depuis 2020 dans l'agglomération lavalloise

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En six ans, Laval Agglomération est devenue un territoire attractif et créateur d’emplois. C’est le fruit des actions menées par son agence de développement économique Laval Économie. Ses responsables dressent le bilan de la mandature 2020-2026.

Nicole Bouillon, présidente de Laval Économie jusqu’en avril 2026, et Guillaume Batho, directeur de l’agence de développement économique — Photo : Frédéric Gérard

Alors que les élections municipales qui viennent de se dérouler vont conduire à nommer de nouveaux élus au sein du conseil d’administration de Laval Économie, l’agence de développement économique de Laval Agglomération dresse le bilan de la dernière mandature. Au cours de la période 2020-2026, Laval Économie a contribué à installer plus de 200 entreprises supplémentaires sur le territoire et a créé plus de 3 500 emplois privés nets. Un nombre à évaluer au regard des 45 000 emplois privés recensés dans les 34 communes de l’agglomération.

Un moteur et un catalyseur

"Nous sommes un catalyseur sur de nombreux sujets", commente Guillaume Batho, le directeur de Laval Économie. L’agence est financée par Laval Agglomération, qui lui confère plusieurs missions : un rôle commercial des lots dans les parcs d’activités ou de sites à réhabiliter, dans l’attractivité ou l'accompagnement d’entreprises locales en développement. Laval Économie propose aussi des services d’accompagnement sur les sujets RSE (comme le Club Agir) ou énergétiques en lien avec d’autres organisations telles que la CCI Mayenne ou le Medef Mayenne. Le budget de fonctionnement de Laval Économie, qui emploie 17 salariés, s’élève à un million d’euros.

L’arrivée de nouveaux acteurs variés

Les créations de postes depuis 2020 sont liées à l’ouverture de TPE mais aussi à l’implantation de grandes entreprises extérieures à l’agglomération : la plateforme logistique du lyonnais Tereva, la base inter-sites Volena, le futur centre logistique FM Logistic à La Gravelle pour appuyer les activités de Lactalis, l’atelier ALM Maroquinerie (FIM), les nouveaux bureaux du mayennais Luminess. Elles sont aussi le fruit de la création de nouvelles entreprises telles que System B ou encore L’Atelier du Ferment. Mais aussi le développement d’acteurs locaux d’envergure, tels que Gys avec sa centrale logistique à Louverné, ou avec de nouveaux emplois tertiaires chez Lactalis, Volena, Séché Environnement.

Les nouvelles réalités

La dynamique a mené l’agence à revoir ses priorités. "Nous travaillons avec les entreprises sur les enjeux d’attractivité ainsi que de fidélisation des salariés. Aujourd’hui, nous avons aussi une gestion du foncier mieux ciblé, plus exigeante, au regard des exigences de l’État sur la préservation des terres agricoles, notamment avec la loi Zan", souligne Guillaume Batho, le directeur de Laval Économie. "Certains groupes historiques nous incitent d’ailleurs à conserver du foncier pour leurs futurs besoins de développement. Nous devons aussi être vigilants sur cela."

Un foncier attractif mais plus cher

"Nous avons multiplié par deux le prix du foncier en six ans, rappelle Nicole Bouillon, présidente sortante de l’agence. Nous avons réalisé cette hausse en deux fois. Le prix du mètre carré est ainsi passé de 22 euros à 44 euros dans les zones stratégiques. C’est beaucoup. Mais ce n’est qu’une réévaluation par rapport aux tarifs pratiqués dans les transactions entre acteurs privés." Pour autant, souligne l’élue qui ne s’est pas représentée aux dernières municipales : "Nous avons beaucoup de demandes d’entreprises qui souhaitent venir s’installer chez nous. Et désormais, nous disons même non à certains projets."

Le Parc Grand Ouest, dernières disponibilités sous conditions

Symbole de cette plus faible disponibilité de foncier et d’exigences renforcées, l’attribution des neuf grandes parcelles du Parc Grand Ouest à l’est de Laval se fera "au cours de 15 à 20 ans", estime Guillaume Batho. "Nous sommes beaucoup sollicités mais ce ne sera pas un parc conventionnel. Il a vocation à accueillir des projets industriels d’avenir, tant pour leurs modes de production que pour leurs pratiques limitant leur impact sur l’environnement." Les travaux d’aménagement du Parc Grand Ouest devraient bientôt commencer pour permettre l’implantation des premières usines en 2028.

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