Une première pour La Tête dans les Nuages ! L’entreprise lyonnaise de divertissement (plus de 35 M€ de CA en 2025 ; 280 salariés) ouvre son capital. L’opération, annoncée le 20 avril 2026, est conduite par le fonds parisien Byway Capital, véhicule du family office Hartwood qui injecte plus de 20 millions d’euros, aux côtés de Bpifrance (25 % du capital à eux 2). Michaël Aknin, dirigeant fondateur, réinvestit tout en conservant le contrôle du groupe avec 75 % du capital. Une trentaine de managers pourraient progressivement entrer au capital d’ici 2 à 3 ans. S’ajoute à cet apport en capitaux, un emprunt de 15 millions d’euros souscrit auprès d’un pool bancaire (CIC, Société Générale). Le financement valorise un groupe qui a su se réinventer depuis sa reprise en 2014 par Mickaël Aknin.
Un modèle transformé, une croissance soutenue
À la tête de la société de négoce MBA, importateur d’appareils d’arcade alors fournisseur de La Tête dans les nuages, Michael Aknin reprend son client en 2014. Implanté à Limonest (35 salariés au siège), le groupe poursuit, depuis, cette activité de négoce tout en exploitant un réseau de dix centres de divertissement familial indoor. Un modèle dual qui génère à parts égales le chiffre d’affaires de la PME. "Il y a beaucoup de synergies entre les deux activités, ajoute le dirigeant, ne serait-ce que parce que l’innovation à laquelle nous accédons par notre activité de négoce est très importante pour renouveler notre offre de jeux d’arcade et de réalité virtuelle".
Implantés principalement en centres commerciaux à Paris, Lyon, Toulon et Nice, les centres de divertissement indoor se déploient sur des "surfaces idéales d’environ 2 500 m2", l’offre mêle jeux d’arcade, laser game, réalité virtuelle et expériences interactives.
Doubler la taille du réseau
"Nous construisons deux nouveaux centres à Noisy-le-Grand et à Sainte-Geneviève les Bois, en région parisienne, ajoute Michaël Aknin, qui veut étoffer encore son réseau. À partir de 2027, l’idée est d’ouvrir 4 à 5 nouveaux centres chaque année, toujours sous forme de succursales. Un axe de développement serait de s’installer "en pied d’immeuble" en centre-ville, comme c’est le cas pour le navire amiral du quartier de l’Opéra à Paris, alors qu’aujourd’hui, l’essentiel des emplacements se situe dans des centres commerciaux. Il est également envisagé de s’implanter dans des villes comme Bordeaux, Lille, Nantes et Strasbourg. "En 2030, nous devrions gérer 25 centres pour un chiffre d’affaires d’environ 80 millions d’euros", prévoit-il.
Se donner le temps
L’entrée au capital de Byway Capital et de Bpifrance marque une inflexion stratégique. "J’ai sauté le pas avec ces partenaires-là parce qu’ils nous permettaient de nous projeter à 10 ans, sans contrainte de temps, précise Michaël Aknin. L’ambition affichée est de faire émerger un acteur européen de référence sur le segment des loisirs indoor. Byway Capital apporte à cette stratégie son expertise des modèles B2C et du retail. dans une logique de coconstruction avec les dirigeants.
Un marché porteur
"L’opération intervient dans un contexte favorable", indique Michaël Aknin. Le marché des loisirs indoor connaît une expansion marquée, soutenue par la recherche d’expériences immersives et sociales, de renouveau du divertissement en famille, et du besoin de nouvelles locomotives dans les centres commerciaux.