Open ! (25 collaborateurs, CA non communiqué) s’est installé fin août au Totem, l’ancien bâtiment de la Caf, à Saint-Brieuc, réhabilité récemment. La start-up née à Paris en 2020, commercialise depuis 2022 Openeat une solution de tickets-restaurant dématérialisés qui compte déjà, selon son DG, Jacques-Yves Harscouët, 400 clients employeurs et 15 000 utilisateurs en France.
Des avantages sur les gros acteurs du marché
Ces résultats, qui pourraient décoller en cas de contrat avec une grande entreprise ou collectivité, grâce à l’effet boule de neige, s’expliquent par plusieurs avantages que propose Openeat par rapport aux (très) gros acteurs du marché : Eden red, Sodexo, Up et Swile.
"Notre titre-restaurant est logé sur un moyen de paiement qu’on a tous : notre carte bancaire", commence l’ancien DG de Up France. Grâce à la "genius box" que l’entreprise a développée ("notre cœur nucléaire", pointe le dirigeant) et qui scanne les dépenses réalisées par l’utilisateur de la carte. Celles qui pourraient être remboursées dans le cadre des titres-restaurant le sont ensuite directement sur le compte du salarié dans les 24 heures. Ceci avec les mêmes limites d’utilisation fixées par l’entreprise que pour les autres titres-restaurant.
Utilisable partout
Autre avantage : le titre est utilisable dans tous les commerces, restaurants… où la carte bancaire est acceptée. Fini les commerçants qui refusent le paiement par titre-restaurant. À noter aussi que 30 % des utilisateurs des autres acteurs du marché n’utiliseraient pas toujours leur cagnotte, par oubli ou parce que la carte dédiée a été laissée à la maison voire égarée. Une attitude étourdie qui disparaît avec la présence des titres sur la carte bancaire.
"D’autre part, la part de l’employeur n’est pas prélevée chaque mois sur le bulletin de salaire du salarié, poursuit Jacques-Yves Harscouët. C’est une dimension très appréciée par les petits salaires notamment, qui ont une somme plus importante sur leur bulletin."
Openeat se rémunère grâce à l’abonnement payé chaque mois pour chaque utilisateur par les employeurs.
Une déclinaison déjà à l’essai pour les dépenses de loisirs
Open ! ne compte pas s’arrêter aux titres-restaurant. L’entreprise va lancer en 2026 Opengift, dédiée aux sommes accordées par les entreprises pour les dépenses de loisirs de leurs salariés. "Nous avons mis à l’essai ce système chez deux de nos clients, avant de le généraliser l’année prochaine", souligne le Costarmoricain.
Pour ce nouveau produit, les équipes commerciales d’Open ! n’ont plus seulement les chefs d’entreprises ou DRH comme interlocuteurs, mais également les comités d’entreprise. Le développement de la start-up présente à Saint-Brieuc depuis fin 2022 et qui vient d’y déménager son siège social, passera par le gain de nouveaux utilisateurs, qu’ils soient salariés de PME, de grandes entreprises, de collectivités ou d’administrations.
La jeune entreprise présidée par Catherine Coupet, ancienne PDG de Up, prévoit également, fin 2026, de tester sa solution appliquée aux frais professionnels (Openexpense) et aux forfaits de mobilité douce (Openmobility).