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La start-up normande Isoloko veut construire une usine de recyclage du polyuréthane en septembre 2026
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La start-up normande Isoloko veut construire une usine de recyclage du polyuréthane en septembre 2026

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La start-up caennaise Isoloko investit 500 000 euros pour construire une usine de 350 m² sur la presqu’île de Caen en septembre 2026, afin de recycler des déchets à base de polyuréthane, une matière plastique aux propriétés thermiques et hygrométriques très prisée de l’industrie automobile. Le process doit aboutir à des flocons d’isolants qui seront vendus à des grossistes du bâtiment.

Paul-Emmanuel Agnes, Elouan Pautonnier et Thibaud Mougnard ont fondé Isoloko, une start-up qui veut constuire une usine de recyclage de polyuréthane sur la presqu’île de Caen, en septembre 2026 — Photo : DR

Fondée en 2024 par Paul-Emmanuel Agnes, Elouan Pautonnier et Thibaud Mougnard, Isoloko est une start-up basée à Caen, qui vise rien de moins que l’ouverture d’une usine de recyclage de polyuréthane sur la presqu’île de Caen, en septembre 2026. "Dans un local de 350 m², nous voulons recycler des déchets uniquement à base de polyuréthane, un plastique utilisé dans les matelas, l’ameublement, les sièges ou les ciels de toit de voiture, qui se présente généralement sous la forme d’une mousse jaune, décrit Elouan Pautonnier, l’un des associés d’Isoloko. Ses propriétés thermiques -c’est de loin le meilleur matériau isolant- ses caractéristiques hygrométriques et sa durée de vie d’environ 30 ans en font un matériau très intéressant".

L’usine nécessite un investissement de 500 000 euros, auxquels la région Normandie, l’Ademe et Bpifrance contribuent, mais "les montages financiers ne sont pas encore finalisés", précise Elouan Pautonnier. "AD Normandie va nous accompagner sur la partie prêt bancaire, tandis que Normandie Incubation nous a soutenus par une enveloppe sur la partie R & D", ajoute-t-il sans préciser le montant de ces prêts.

400 tonnes collectées dès la première année

La collecte de la matière première se fera selon deux canaux d’approvisionnement. "Nous allons travailler avec deux typologies d’acteurs, précise Elouan Pautonnier. D’une part, directement avec les industriels des secteurs de l’automobile (tel que l’entreprise euroise Howa Tramico, qui produit différents types de mousses pour l’automobile), du bâtiment ou de l’ameublement afin qu’ils nous fournissent leurs déchets post-industriels. Et, d’autre part, en collectant les déchets de post-consommation auprès des déchèteries et des collecteurs de déchets". Isoloko vise les 100 tonnes collectées la première année d’exercice, de septembre 2026 à septembre 2027, pour une production de 95 tonnes, puis 400 tonnes collectées l’année suivante transformées en un volume entre 300 et 350 tonnes d’isolants soufflés.

Un process d’isolation soufflée

Si le process de recyclage d’isolation soufflée demeure confidentiel, il doit aboutir à la production de flocons d’isolants, qui serviront à leur tour à l’isolation de combles de bâtiments, qu’ils soient tertiaires, industriels ou résidentiels. Dès septembre 2026, au démarrage de la production qui mobilisera deux personnes, ces flocons seront commercialisés, principalement auprès des grossistes du BTP tels que Point.P, Castorama ou Leroy Merlin, mais aussi auprès d’entreprises générales du bâtiment, des plaquistes, des bureaux d’études ou encore des bailleurs.

Ces flocons isolants seront-ils également recyclables ? "On travaille dessus pour avoir plusieurs cycles de vie de notre produit", conclut Elouan Pautonnier.

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