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La start-up nantaise Miura Simulation attire déjà de grands noms de l’industrie
Nantes # Numérique # Levée de fonds

La start-up nantaise Miura Simulation attire déjà de grands noms de l’industrie

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Spin-off de Centrale Nantes, la start-up Miura Simulation développe des technologies d’IA génératives afin d’aider les ingénieurs à concevoir et fabriquer des pièces industrielles. L’entreprise compte déjà de grands noms parmi ses clients, et vient d’être élue parmi les trois meilleures start-up européennes dans le cadre du concours Innospace. Elle cherche à lever des fonds d’ici la fin d’année.

Miura SImultion compte aujourd'hui une dizaine de personnes — Photo : Miura Simulation

À peine trois ans d’existence, et déjà un marché qui répond présent, avec de beaux noms à l’affiche. La start-up nantaise Miura Simulation peut s’enorgueillir d’avoir déjà séduit Airbus Atlantic, le CNES, ou encore C-fan, une joint-venture entre l’américain General Electric et le français Safran. Et comme si cela ne suffisait pas, elle vient d’être sélectionnée par Airbus Germany comme l’une des trois meilleures start-up européennes, parmi un parterre de 445 start-up, dans le cadre d’Innospace Masters 2024.

Des résultats en temps réel

Spin-off de Centrale Nantes fondée en 2021, Miura développe un logiciel destiné aux ingénieurs en simulation, afin de les aider et d’optimiser la conception et la fabrication de pièces industrielles. "Les simulations sont habituellement effectuées par des calculs itératifs", expose Jordi Gómez, cofondateur et responsable marketing de Miura. Soit des calculs plusieurs fois renouvelés. Cette répétition de calcul prend forcément du temps, et la création de différentes versions avant d’arriver à la pièce finale. De plus, celle-ci comprend forcément un nombre d’itérations, et donc de calculs, limité. De son côté, la technologie de Miura s’appuie sur le machine learning et l’IA générative afin de générer une pièce optimisée en temps réel.

Aujourd’hui composée de 10 personnes, la société semble déjà avoir trouvé sa place sur le marché, avec ses grands comptes clients. "Nous avons 6 à 7 nouveaux clients qui testent notre logiciel", ajoute Jordi Gómez. Pour accélérer, elle souhaite boucler un tour de table de quelques millions d’euros d’ici la fin d’année. "Cette levée de fonds en amorçage permettra de renforcer notre solution technique et d’exécuter un plan commercial plus agressif", ajoute-t-il.

Améliorer l’efficience des moteurs

Le logiciel de Miura Simulation, catégorisé comme un SaaS (software as a service), est vendu sous la forme d’un abonnement en fonction du nombre d’utilisateurs au sein de l’entreprise. Si l’entreprise débute les projets et ne dévoile pas pour l’instant son chiffre d’affaires, elle vise plusieurs millions d’euros de ventes d’ici 2028. "Notre nombre de clients industriels devrait rapidement bondir, car nous offrons à la fois un gain d’économie en temps et en énergie", poursuit Jordi Gómez. Beaucoup de projets menés par Miura restent aujourd’hui confidentiels.

Des rencontres en marge de Vivatech

Au-delà de premiers clients prestigieux, la start-up a aussi été invitée à rencontrer des investisseurs lors de l’Europe’s Deeptech Meetup, qui s’est déroulé le 23 mai dernier, en marge du salon Vivatech. Anciennement nommé Deeptech 50, cet événement incontournable fait se rencontrer les 50 entreprises deeptech, considérées comme les plus prometteuses, avec des investisseurs européens. L’entreprise, qui va bientôt déménager pour aller au Village by CA à Nantes, pourrait bien s’appuyer sur ces rencontres pour boucler sa levée de fonds. Et nul doute que la liste des industriels que Miura côtoie constituera un argument supplémentaire pour certains investisseurs.

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