Au milieu d’un "environnement économique marqué par de fortes incertitudes", les investissements étrangers dans la région sont en hausse en 2025, selon le dernier baromètre édité par Business France et l’Adi (Agence de développement et d’innovation) régionale, dévoilé ce jeudi 29 janvier 2026.
En effet, l’étude liste 120 projets en 2025, contre 93 en 2024 et 2023, au-delà du pic rencontré en 2021 (116). Si le nombre de créations d’emplois annoncés (2 140 emplois créés ou maintenus) s’affiche en hausse de 17 % par rapport à 2024 (1 450), il reste en dessous des chiffres des années précédentes (2 451 en 2023, 3 050 en 2022).
Les États-Unis, premier investisseur
La Gironde concentre 38 % des projets. Côté investisseurs, les États-Unis sont le premier pays investisseur en nombre de projets listés (9 projets, 105 emplois), suivis de l’Allemagne (8 projets, 410 emplois) et de l’Italie (4 projets, 45 emplois). "Le volume d’opérations liées à l’industrie (investissements productifs, R & D et centres de décision) reste stable et solide", poursuit l’étude, en déduisant une capacité toujours importante de la région à rester attractive pour les investisseurs.
38 % des projets sont listés et présentés comme des projets "industriels à forte valeur ajoutée stratégiques pour la région", générant 44 % des emplois créés. "La part des emplois induits par ces investissements progresse significativement, avec une hausse de 8 points par rapport à 2024", soulignent Business France et l’ADI, qui ajoutent que cette dynamique est "principalement portée par les opérations de réinvestissement d’entreprises à capitaux étrangers sur des sites déjà implantés en région" (86 % des emplois générés).
Une grande diversité de secteurs concernés
19 secteurs d’activité sont concernés mais l’aéronautique, le naval, le ferroviaire, l’énergie, le recyclage et les équipements électriques/électroniques/informatiques se démarquent, tout comme la décarbonation.
Sont ainsi cités l’ouverture d’une filiale paloise pour l’américain sHYp (électrolyseur innovant), les investissements du hollandais Burg dans sa vinaigrerie à La Tremblade (Charente-Maritime), la modernisation de l’usine charentaise de moteurs Leroy Somer par le japonais Nidec ou la rénovation thermique des ateliers de M3M (usinage et peinture d’ensembles mécaniques de précision), situés dans la Vienne et intégrés au danois SKF.
L’extension d’Airbus Atlantic à Rochefort (Charente-Maritime), l’ouverture du nouveau laboratoire de métrologie de Zeiss à Mérignac (Gironde) ou les investissements de l’autrichien Egger dans son usine de panneaux de bois de Rion-des-Landes (Landes) sont aussi listés.
Le triplement des capacités de démantèlement d’hélicoptères par le canadien Optima Aero à Tarnos (Landes), la création de la nouvelle usine de chaudières industrielles de Babcock Wanson à Nérac (Lot-et-Garonne) ou le nouveau site girondin de The Exploration Company figurent aussi en bonne place.
On apprend aussi la construction d’un nouveau bâtiment de 800 mètres carrés et la création d’une vingtaine d’emplois réalisés par l’américain The Gill Corporation (construction de pièces en aluminium) à Anglet (Pyrénées-Atlantiques).
Suivi de projets
La CCI Nouvelle-Aquitaine, de son côté, a regardé dans le rétro pour analyser les suites données aux projets d’investissements étrangers annoncés en 2022. Bilan : 85 % des entreprises répondantes (49 sur 73 sollicitées) ont mené leur projet à terme. 93 % "recommanderaient à d’autres investisseurs de s’implanter sur le territoire" et un quart envisage de nouveaux investissements et créations d’emplois dans la région.