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La filière construction connaît des "frémissements positifs" dans le Grand Est
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La filière construction connaît des "frémissements positifs" dans le Grand Est

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Dans le Grand Est, le secteur de la construction connaît une baisse de plusieurs de ses indicateurs, notamment liée à l’incertitude économique et aux élections électorales à venir. Pour autant, "le marché commence à se débloquer", et une reprise est espérée pour 2026.

Mélissa Cetinski est directrice du CERC dans le Grand Est — Photo : CERC

La note de conjoncture de juillet 2025 de la Cellule Économique Régionale de la Construction (CERC) en Grand Est comporte une majorité de chiffres dans le négatif pour la région. "Après la crise que nous avons connue, il y a un phénomène d’attentisme du côté des entreprises, notamment lié à l’incertitude économique. Mais, nous constatons que des projets se remettent en route et certains indicateurs sont dans le vert. Il y a des frémissements positifs", commente Mélissa Cetinski, directrice du CERC dans le Grand Est.

Un phénomène cyclique mais particulièrement dur

"Le secteur du BTP a toujours eu des périodes cycliques, mais là, l’activité a connu un très gros group de frein ce qui explique que cela mette longtemps à redémarrer. L’année 2019 a été exceptionnelle, puis nous avons connu des crises assez importantes. Dans un premier temps, la solution pour les entreprises a été de baisser leurs marges. Puis beaucoup se sont maintenues avec les PGE (prêts garantis par l’État, NDLR), ce qui a créé une deuxième vague de défaillances en 2023", se souvient Mélissa Cetinski. Parmi les victimes de la crise dans le secteur de la construction, les entreprises du gros œuvre et les sociétés liées à la promotion immobilière et à la construction de logements neufs ont été particulièrement touchées.

-1,8 %

Dans le Grand Est, les emplois salariés dans la construction ont diminué de 1,8 % en un an, contre 4 % pour les intérimaires du secteur de la construction. Concernant l’emploi, les chiffres du Grand Est se situent en dessous de la baisse moyenne enregistrée au national, où l’on note une diminution de 5,6 % des intérimaires travaillant en construction.

Quant aux carnets de commandes, ces derniers accusent une baisse de 0,7 mois, pour atteindre une moyenne régionale de 5,2 mois. "Les travaux publics sont très dépendants de la commande publique, qui diminue avec les municipales qui arrivent", précise la directrice du CERC Grand Est.

Vers une reprise espérée en 2026

"De nombreux chantiers sont restés en attente. Il y a une meilleure confiance des ménages et des acheteurs maintenant : le marché commence à se débloquer", décrit Mélissa Cetinski. D’après la directrice du CERC Grand Est, il ne faut pas attendre de retour à une "dynamique importante", avant 2026. "Nous restons toujours très prudents sur les prévisions. Pour l’entretien et la rénovation, nous tablons sur une stagnation, ou une faible rétractation. Mais, pour les travaux publics, ce sera plus compliqué, du fait de l’année électorale qui s’annonce", anticipe Mélissa Cetinski.

Parmi les indicateurs qui sont dans le vert pour la Région Grand Est, la CERC note une hausse de 8 % des travaux liés à l’éco-PTZ (prêts à taux zéro), ou encore une augmentation de 10,5 % des rénovations de logements par les particuliers.

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