Frédéric Bonnet,
dirigeant du cabinet Eoos
En quoi consiste l'activité de votre cabinet de conseil ?
Eoos a été créé en 2003 afin de développer des affaires entre la France et la Chine. Le cabinet accompagne les dirigeants français ayant perçu des opportunités sur le territoire chinois. Cela peut être dans le cadre de joint-ventures, d'un sourcing, de la création de boutiques, de la recherche de fournisseurs, etc. Dans le cas des CPA de Toulouse, Lille et Casablanca, il s'agit de les aider à appréhender des premiers contacts pour des études initiales de marchés.
Que conseilleriez-vous à un Français souhaitant investir en Chine ?
Il faut surtout prendre son temps avant de s'y implanter. De par la surface du territoire, il y a des aspects logistiques importants à prendre en compte. De plus, la Chine n'est plus un marché de délocalisation. D'ailleurs, ce pays délocalise lui-même aujourd'hui, notamment dans le secteur du textile. Ce n'est plus une économie de main-d'oeuvre. Les coûts y deviennent importants. Il ne faut pas avoir d'a priori. Une loi du travail y existe. Elle est d'ailleurs au moins aussi contraignante qu'en France. Par exemple, il est aujourd'hui très difficile de licencier un employé. Quant au choix du partenaire économique en Chine, le premier critère doit être sa motivation.
Quelle est la particularité du marché chinois ?
La politique de l'enfant unique a profondément marqué les comportements de la nouvelle génération de jeunes dirigeants. Dès la maternelle, les enfants souhaitent lors de l'anniversaire d'un camarade qu'il intègre une grande école. Ils sont « formatés » pour réussir et cela se ressent dans les affaires. Beaucoup de jeunes Français arrivent en voyant la Chine comme un eldorado. Or la donne est plus difficile. Il y a vingt ans, il suffisait d'être Occidental pour réussir. Aujourd'hui, c'est loin d'être suffisant, il faut proposer un vrai savoir-faire professionnel. Eoos - 00 86 13910979206
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