J.P : Xiradakis : Une rue gourmande à Saint-Michel
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J.P : Xiradakis : Une rue gourmande à Saint-Michel

Restauration Après l'ouverture de deux nouveaux restaurants cet été, Jean-Pierre Xiradakis, le patron de la Tupina, vient d'ouvrir une maison d'hôtes rue Porte de la Monnaie.

Jamais à court d'idées, Jean-Pierre Xiradakis. À 66 ans, le patron de la célèbre Tupina a ouvert fin novembre une maison d'hôtes baptisée Maison Fredon. L'établissement situé en face de la Tupina a été entièrement rénové et dispose de cinq chambres proposées entre 180 et 250€. Clientèle visée: les clients de la Tupina bien sûr, à 80% étrangers.




5M€ de CA espéré d'ici à 2 ans

Avec ces hébergements, le restaurateur complète ainsi une offre de restauration qui s'est enrichie de deux nouvelles adresses depuis cet été, le Kuzina, qui propose des spécialités de poissons, et le Café Tupina, sur les quais, qui sera bientôt transformé en brasserie. Avec La Tupina, le Bar Cave et Le Comestible, le restaurateur possède ainsi cinq établissements, tous situés rue Porte de la Monnaie. «J'ai investi 1,2million d'euros pour installer ces deux nouvelles adresses et ces chambres d'hôtes, explique Jean-Pierre Xiradakis. Actuellement tous établissements confondus j'atteins 3M€ de CA. J'espère 5M€ d'ici à 2 ans. Je mise beaucoup sur le devenir du quartier. Saint-Michel va bientôt subir une mutation avec l'arrivée de la LGV et d'Euratlantique». Une rue, cinq restaurants, cinq univers, et un éventail de prix pour chaque porte-monnaie, voilà résumé le concept de la rue gourmande que souhaite développer Jean-Pierre Xiradakis. «Des rues thématiques il en existe à New-York ou à Londres par exemple. La rue des Maréchaux à Nancy qui alterne restauration rapide et traditionnelle est aussi un exemple». L'idée de Jean-Pierre Xiradakis: lutter contre la désertification commerciale et récréer une vie de quartier, une rue vivante avec des commerces et proposer aux clients un choix large en terme de produits et de prix. «Quand j'étais enfant, il y avait 18 commerces dans la rue. Aujourd'hui à peine une dizaine. Je n'aspire pas à racheter tous les fonds de commerce de la rue. Au contraire, je voudrais que d'autres personnes viennent me rejoindre et ouvrent leurs boutiques ou restaurants. On pourrait imaginer une boulangerie, une fromagerie, une charcuterie...».

La Tupina



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