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"Je développe ma marque de prêt-à-porter grâce à une agence d'influence"
Témoignage Marseille # Textile et mode

"Je développe ma marque de prêt-à-porter grâce à une agence d'influence"

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La jeune marque de prêt-à-porter masculin Akinom a choisi de développer sa notoriété au travers de témoignages utilisateurs d’influenceurs. Elle a ainsi fait appel à l’agence d’influence marseillaise 18h08 qui a mis en place une stratégie liée aux influenceurs.

Florian Wernert, fondateur d'Akinom — Photo : D.R.

La marque Akinom, label de sous-vêtement masculin avec poche anatomique, a vu le jour en 2020, créée par Florian Wernert. L’entreprise s’est ensuite installée en Provence et a notamment intégré l’incubateur de Kedge Business School. "Afin de faire connaître notre marque et notre site de e-commerce, j’ai tout d’abord commencé à faire de la publicité classique sur internet. Mais je souhaitais pouvoir disposer de preuves de l’efficacité de mon produit au travers de témoignages de clients", confie Florian Wernert, qui, avant de créer Akinom, a travaillé pendant quinze ans dans l’univers de la chaussure.

Être en phase avec les concepts de bien-être et d'inclusion

À l’heure actuelle, Akinom ne compte qu’un seul canal de distribution, son site. L’importance de l’enjeu a ainsi conduit le dirigeant à choisir de se tourner vers une agence d’influence. Par hasard, il a alors rencontré la jeune agence 18h08, également installée dans les locaux de Kedge Entrepreuneurship, qui propose une approche originale. "À la différence d’agences de talents classiques, qui sont un peu comparables à des agences de comédiens, 18h08, qui se revendique agence de stratégie d’influence, a réalisé un véritable audit stratégique de notre besoin", poursuit le dirigeant qui rappelle en outre ses contraintes : "Akinom est une petite entreprise, modeste, et je voulais être en phase avec les concepts de bien-être et d’inclusion. Contrairement à beaucoup de mes concurrents dans le domaine du sous-vêtement masculin, je ne voulais pas faire de la communication simplement au travers d’Apollons et de beaux gosses. Je souhaite montrer une pluralité de la masculinité. En ceci, je suis plus proche d’une marque dédiée au bien-être qu’une simple marque de sous-vêtements. Par ailleurs, je souhaitais que les témoignages de mes ambassadeurs soient également sincères sur les qualités de nos produits ".

Sélectionner des influenceurs ciblés

Grâce à une plateforme en ligne mise à disposition par 18h08, Florian Wernert a pu voir les profils d’influenceurs sélectionnés, se rendre sur leur fil Instagram, puis les sélectionner. "Plutôt que de choisir des influenceurs avec de larges communautés, nous avons préféré nous concentrer sur des influenceurs davantage ciblés". Depuis près d’un an, la start-up a ainsi d’ores et déjà travaillé avec une trentaine d’influenceurs, ce qui lui a permis d’élargir sa clientèle en termes d’âge. "L’âge moyen de nos clients était plutôt de 55 ans. Or, il est rare de trouver des influenceurs de plus de cinquante ans sur Instagram. Ainsi, la moyenne d’âge de nos acheteurs a évolué et se situe aujourd’hui entre 35 et 40 ans".

10 %

Akinom fait appel chaque mois à six influenceurs. Une solution qui comporte des frais d'agence et, bien sûr, les produits cadeaux offerts aux influenceurs. "Le coût dépend vraiment du temps passé, de la complexité de la problématique et du nombre d’influenceurs souhaités, mais, en moyenne, nous nous situons sur des montants allant de 600 à 3 000 euros", ajoute de son côté Alexis Duvernoy, qui, avec Hugo Budillon, a cofondé l’agence 18h08. "En fonction, des métiers et des cibles de nos clients, certains vont avoir besoin de plus de régularité, ou se concentrer plutôt sur Instagram ou sur TikTok ou d’autres réseaux sociaux. Il n’y a que 10 % des influenceurs qui passent par des agences de talent. Il n’est pas facile de s’y retrouver pour une entreprise. Il y a des créateurs de contenu, des influenceurs… Petit à petit, le secteur se professionnalise, mais cela reste encore assez flou".

Influence et community management

Pour alimenter sa communication en ligne, l’entreprise fait appel à l’agence marseillaise Crush. " 18h08 et Crush travaillent en synergie et nous menons des rendez-vous en commun. Nous avons un plan de communication sur notre site et 18h08 pilote le timing de communication des influenceurs, ce qu’une simple agence de talents, par exemple, ne ferait pas.

En 2024, Akinom vise un chiffre d’affaires de 400 000 euros, contre 78 000 euros en 2023. L’entreprise, qui en 2021 a lancé sa première production grâce à une levée de fonds de 20 000 euros sur la plateforme de crowdfunding Kisskissbankbank, propose aujourd’hui une collection 13 références. "Le taux de récurrence d’achats de nos clients est de 25 %. Cela prouve que les acheteurs aiment nos produits et se rééquipent. D’où notre croissance. Nous venons de lancer, avant l’été, un nouveau modèle dédié au sport, développé suite à un questionnaire clients lancé en janvier. Nous en avons tiré des conclusions que nous avons publiées sur notre site". Pour fabriquer ses sous-vêtements, l’entreprise s’appuie sur deux usines de production situées au Portugal.

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