Comment qualifier l'année 2010 pour vous et votre marché?
Pour notre groupe, la crise a eu pour effet de ralentir notre croissance. L'objectif est de doubler le chiffre d'affaires tous les cinq ans. Nous mettrons donc peut-être sept à huit ans. Pour autant, nous avons continué à recruter: 80 personnes en 2010 entre Verlingue et sa société soeur Génération. Si nous avons pu résister à la crise, c'est grâce à quelques très bons clients. Côté marché de l'assurance, la tendance est contrastée sur les deux grands marchés. Dans l'assurance de dommages, on a vécu un durcissement, il y a moins d'assureurs et le monde a connu quelques grands événements naturels qui influent sur les prix. Quant aux prestations aux personnes (mutuelles, retraites,etc.), le marché est français et non mondial, il y a eu une augmentation des prises en charges des assureurs.
Quels événements marquants pour Verlingue en 2010?
Nous venons de mettre en ligne un nouveau service internet novateur, easy@ccess, disponible 7/7, 24/24. Et Génération a lancé, début novembre, son site internet.
Voyez-vous des signes de reprise?
Nous avons une vision plus macroéconomique que d'autres entreprises. De ce que nous avons pu voir, c'est que la Bretagne s'en sort plutôt bien. Des régions, comme l'Alsace avec le rapatriement vers l'Allemagne de certains sites, ont plus souffert. Mais ces régions vont certainement rebondir plus vite. Mon sentiment global sur l'économie est qu'il n'y a pas d'euphorie. Même pour les entreprises qui se portent bien, c'est une période de convalescence.
Quels sont vos projets pour 2011?
Un nouveau bâtiment, après ceux de Quimper et l'Île Tudy, pour Génération d'ici à fin 2011. Nous n'avons pas encore décidé où. Et puis, nous cherchons toujours à acquérir en France et à l'étranger. Voire à s'implanter dans de nouveaux pays selon les opportunités.
L'entreprise quimpéroise de courtage en assurance Verlingue (580M€ de prime; 500 salariés) a plutôt bien résisté à la crise. Entretien avec Jacques Verlingue, son P-dg.