Intelligence artificielle, données : les dirigeants y croient mais peinent à passer à l’action
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Intelligence artificielle, données : les dirigeants y croient mais peinent à passer à l’action

Si 74 % des chefs d’entreprise anticipent un impact de l’intelligence artificielle sur leur activité, le passage à l’action reste faible : une entreprise sur trois seulement a déployé une solution d’IA, et à peine 19 % exploitent réellement leurs données.

L’intelligence artificielle est utilisée par 19 % des entreprises — Photo : GamePixel

La plupart des dirigeants français estiment que l’intelligence artificielle aura un impact sur leur activité. Selon les résultats de l’observatoire de la maturité IA et data, lancée par le cabinet de conseil Datasulting fondée à Montpellier (Hérault), 74 % des dirigeants pensent que l’IA aura un impact, dont 42 % fortement. Selon cette enquête, auquel 298 dirigeants de 57 départements ont répondu en 2025, une entreprise sur trois a déjà déployé au moins une solution d’IA.

Seules 19 % des entreprises exploitent leurs données

Face à ce constat sur l’IA, les dirigeants ne se sont pas forcément emparés de toutes les solutions numériques. Les chefs d’entreprise sont en effet "convaincus qu’une meilleure exploitation des données et des usages de l’IA pourrait améliorer la performance de leur société", explique Gaël Philippe, dirigeant de Datasulting.

88 % sont bel et bien convaincus que l’exploitation des données est centrale pour améliorer leur performance financière mais 19 % seulement disent avoir mis en œuvre une solution allant dans ce sens.

Les enjeux de souveraineté aussi confrontés à ces limites

Un faible taux de passage à l’action qui se retrouve aussi dans les enjeux de souveraineté. "Les dirigeants s’intéressent aux sujets géopolitiques mais ceux qui cherchent des solutions réelles ne sont pas à la tête des plus petites entreprises", précise Gaël Philippe.

Ces dernières sont "enfermées dans l’univers Microsoft et Windows. Pour en sortir c’est un vrai effort que la plupart des PME n’ont pas la capacité de faire", ajoute le dirigeant.

Il cite un client dans le secteur du BTP qui voulait pouvoir utiliser l’IA française Mistral et qui a su "réduire son exigence en termes de résultat pour rester sur une solution souveraine". Mais, selon Gaël Philippe, "les trois quarts de mes clients partent sur des solutions américaines en raison de leur coût et de leur capacité à répondre aux besoins".

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