Dirigeant de la SAS Aurline à Saint-Étienne Titulaire d'un DEA de Physique de l'Université de Grenoble, Hervé Lecavellier a démarré sa carrière professionnelle en 87. «Après ma thèse, je suis entrée dans un centre de recherche médical à Clermont-Ferrand. C'est là que j'ai découvert le monde de l'entreprise et de l'encadrement de personnel», relate-t-il. Désireux de se rapprocher du marché des PME, Hervé Lecavellier rejoint en 1992 le ministère de l'industrie et plus précisément l'Association pour la Promotion et le Développement de l'Industrie (APRODI). «L'objectif était d'aller vers les industriels pour les aider financièrement à monter leurs projets de développement», détaille Hervé Lecavellier. En 2004, l'APRODI cesse son activité faute de budget. Sans emploi, Hervé Lecavellier se tourne vers le CEEI Loire. «Il cherchait quelqu'un pour renforcer l'équipe d'accompagnement de projets innovants. Pendant trois ans, j'ai travaillé en binôme avant d'être seul responsable de l'accompagnement des projets», précise-il. Fin 2010, les collectivités ont décidé la dissolution du CEEI. «De mon côté, le moment était venu de faire mes preuves, à mon compte». Tout naturellement, Hervé Lecavellier se tourne vers l'accompagnement de projets de développement et d'innovation pour les PME. «Je suis reparti sur ce que je savais faire de mieux. J'aide les PME à concevoir leur projet, à le formaliser pour le présenter devant les banques et je les assiste dans la mise en oeuvre par un accompagnement dans la durée», développe le jeune créateur. Après plusieurs mois de fonctionnement en portage salarial via la société Act RMC de Meylan (38), Hervé Lecavellier a donné naissance, fin décembre, à la SAS Aurline (contraction d'Aurore et Céline, ses deux filles). «Le portage salarial m'a permis de tester et vérifier la pertinence de mon activité. J'ai fait la moitié du chiffre d'affaire prévisionnel d'une année complète. C'est plutôt bien. Sur 2012, j'espère atteindre 80 à 90.000euros de CA», conclut Hervé Lecavellier.
- PROFIL