Total va injecter 17 millions d'euros sur la ligne de fabrication du polyéthylène linéaire (PEL) de sa plate-forme Normandie de Gonfreville l’Orcher afin de produire du polyéthylène basse densité. Une initiative qui lui permettra de cibler des marchés haut de gamme à plus forte valeur ajoutée.
Dans le même temps, le groupe annonce un nouveau schéma de production des huiles de base et une adaptation de la capacité de production au marché des lubrifiants. Après un investissement de 36 millions d'euros pour les grands arrêts 2014 et 2015, la capacité de production des huiles sera ramenée à 260.000 tonnes par an. D’après la direction du groupe pétrolier, ce nouveau schéma devrait permettre d’optimiser la production de diesel et de tirer le meilleur parti des 100 millions d'euros investis en 2013 sur l’hydrocraqueur, unité phare de la raffinerie. Cette évolution inquiète les syndicats, qui craignent la suppression d’une cinquantaine de postes correspond à l’arrêt d’une unité. « Moins de 50 salariés sont concernés par les évolutions du schéma de production des huiles et tous se verront proposer un poste adapté à leurs compétences sur la plateforme Normandie », leur répond Total.
Evoqué lors du Comité central d'entreprise stratégie Raffinage-Chimie du 25 septembre dernier, ce projet doit faire l’objet d’un processus de consultation préalable des instances représentatives du personnel concernées.