Haute-Garonne : Clinique La Croix du Sud : 100 millions d'euros pour une ouverture fin 2017

Haute-Garonne : Clinique La Croix du Sud : 100 millions d'euros pour une ouverture fin 2017

Le groupe suédois Capio prévoit d’investir près de 100 millions d'euros dans sa nouvelle clinique La Croix du Sud. Il vient de déposer le permis de construire modificatif de cet établissement censé regrouper, en 2017 à Quint-Fonsegrives, la Polyclinique du Parc et la clinique Saint-Jean Languedoc.

Validé début 2010 par le groupe Capio, le regroupement de la Polyclinique du Parc et de la clinique Saint-Jean Languedoc aurait dû voir le jour cette année à Quint-Fonsegrives, près de Toulouse. « C’est un projet qui a mis du temps pour aboutir », admet Christophe Hammer, le directeur de région. Toutefois, rien d’illogique selon lui : « On parle quand même de 100 millions d'euros d’investissement (financés à 100 % par le privé, NDLR) et d’une projection à 20 ou 30 ans, ce qui rend les choses forcément complexes. »

Un projet retardé mais loin d’être abandonné donc, puisqu’un permis de construire modificatif a été déposé courant novembre, laissant espérer à Christophe Hammer un début des travaux au deuxième trimestre 2015 et une livraison fin 2017. Comme pour signifier encore un peu plus que le projet est en train de devenir réalité, un nom a été donné, le 20 novembre, au futur établissement de santé de 33.000 m² : La Croix du Sud. D’une capacité totale de 410 lits et places, il doit permettre d’accueillir 85.000 patients la première année. Objectif de Capio : réaliser 70 % des interventions chirurgicales en ambulatoire, contre un peu plus de 50 % aujourd’hui sur la Polyclinique du Parc et Saint-Jean Languedoc. La clinique Croix du Sud disposera aussi d’un service d’urgences dimensionné pour 30.000 passages, d’une maternité niveau néonatalogie, d’un centre de radiologie et d’un service de soins de suite et de réadaptation.

« Dans un contexte de marché d’hospitalisation privée qui va continuer à se tendre dans les années à venir, le projet de Quint-Fonsegrives semble totalement disproportionné », martèle un collectif d’opposition au projet, en cours de constitution, qui plaide pour une réalisation du projet sur le site de Saint-Jean Languedoc. Entre autres arguments contre le transfert envisagé, le collectif pointe aussi du doigt « de nombreux problèmes d'accessibilité, l’approche compliquée en transport en commun et l'absence de bretelle de sortie de périphérique obligeant les patients à un déplacement plus long et plus coûteux ». Sur ces questions, côté Toulouse Métropole, on rappelle que « la jonction Est est inscrite dans le PDU et dans le contrat de plan Etat-Région. Elle a le soutien de Jean-Luc Moudenc », selon le conseiller communautaire Daniel Rougé.