Grand Plateau Elan : L'industrie cosmétique «condamnée au mouvement»
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Grand Plateau Elan : L'industrie cosmétique «condamnée au mouvement»

Réunis par Elan à Rouen Business School, les acteurs de l'industrie cosmétique en région ont évoqué les défis d'un secteur qui résiste mieux que d'autres à la crise. «La cosmétique est une activité saisonnière, fragile et condamnée au mouvement permanent!» Cette définition, c'est Marc-Antoine Jamet qui l'esquisse. Vice-président de la Fédération des entreprises de beauté, secrétaire général du groupe LVMH, mais aussi maire de Val de Reuil et vice-président (PS) de la région Haute-Normandie, l'homme connaît son sujet et ne se fait pas prier pour défendre un secteur qui représente «45.000 emplois directs en France» et qui s'inscrit dans un marché mondial de l'ordre de cent milliards d'euros. Un secteur qui, en termes d'exportation, «est bien meilleur qu'Airbus», mais dont l'activité reste essentiellement saisonnière et qui souffre depuis plusieurs mois de la décroissance des ventes. «Chaque année, 150 nouveaux parfums sont créés en France et la plupart ont peu ou pas de succès», admet Marc-Antoine Jamet. «Mais la nouveauté créée le besoin de retourner à des produits déjà installés». Pour l'avenir, sa crainte est de voir la cosmétique être alignée (par les autorités européennes notamment) sur la pharmacie, «avec le risque que nos produits soient soumis à des autorisations de mise sur le marché». «Il ne faudrait pas transformer les parfumeries en pharmacies!». Du côté du pôle de compétitivité Cosmetic Valley (500 entreprises sur sept départements dont 124 en Haute-Normandie), Alban Muller s'attelle à «organiser la branche pour lui permettre de se protéger pour se mettre à l'abri des attaques diverses et variées», de la réglementation européenne comme des ONG dont ces professionnels regrettent parfois la défiance à leur égard.

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